Avant d’élaborer mon PIC plus en détail, il est important d’en savoir davantage sur ma classe de stage pour connaître le contexte. J’ai fait mon stage dans une classe de 3e année du primaire dans une école à vocation internationale (PEI) où les élèves sont sélectionnés dès l’entrée à la maternelle. Ainsi, ce sont des élèves qui sont généralement forts, qui ont de grandes connaissances sur plusieurs sujets et qui apprennent rapidement. C’est donc des élèves avec lesquels il est possible d’avoir des discussions poussées et réfléchies.
Dès le début de mon stage en 3e année, j’ai remarqué que plusieurs élèves de ma classe n’étaient pas motivés lorsque venait le temps d’écrire. Pour un bon nombre d’élèves, leurs idées étaient limitées et peu développées et ils faisaient la tâche rapidement, ce qui donnait des résultats peu satisfaisants. En effet, leur manque d’inspiration faisait en sorte qu’ils écrivaient de courts textes, peu détaillés. Une autre lacune dans la compétence à écrire de mes élèves est qu’ils ne prenaient pas le temps de réviser sérieusement leur texte pour l’améliorer.
Après avoir réalisé l’évaluation diagnostique de début d’année et l’évaluation de lecture au début du mois d’octobre, nous avons remarqué que les élèves de ma classe de 4e année ont d’importantes lacunes en lecture, notamment en contexte d’évaluation. Mon enseignant associé et moi croyions que la fluidité en lecture des élèves puisse interférer avec le traitement des informations au moment de répondre aux questions. Les élèves ont pris la mauvaise habitude de lire seulement le texte une fois et essaient de répondre par coeur pour terminer rapidement.
Mon stage a été réalisé dans un milieu considérablement défavorisé dans une classe « régulière » de 4e année. Le projet intégrateur que j’ai mis en place visait le développement social des élèves. Il s’agit d’un conseil de coopération. Ce conseil propose trois types d’interventions de base qui peuvent découler en des interactions diversifiées. Dans le cadre d’un tel conseil, les élèves pouvaient formuler des félicitations, des suggestions ou des pour parler sur le fonctionnement de classe ou soumettre un problème particulier.
Comme nous le savons, le développement de la pensée abstraite se concrétise au stade des opérations formelles de Piaget, soit au début de l’adolescence (Paplia & Feldman, 2014). Par contre, puisque j’ai réalisé mon dernier stage dans une classe ordinaire de 3e année, mes élèves se situaient au stade des opérations concrètes. Concrètement, cela signifie que mes élèves avaient besoin d’avoir un rapport direct avec le monde tangible (celui qu’ils connaissent) afin de pouvoir raisonner de façon logique.
L'aide-mémoire de l'autonomie
J'ai effectué mon dernier stage dans une classe de 3e année à l'école Fernand-Seguin. Il s'agit d'une école à vocation scientifique où les élèves sont grandement au coeur de leurs apprentissages. Le groupe était relativement bon tant au niveau académique que comportemental. Les élèves travaillaient grandement sur leur autonomie et aimaient participer à la gestion de la classe lorsqu'il était possible de le faire. Par contre, j'ai constaté qu'une bonne majorité d'élèves étaient impulsifs.
Mon contexte de classe et ses besoins
Contexte
J’ai réalisé mon dernier mon stage dans une classe régulière de 4e année de l’École de l’Harmonie, pavillon Saint-Édouard. Il s’agit d’une école proposant un programme PEI, une concentration musique et des classes régulières. Dans ces dernières, on trouve alors une très grande proportion d’élèves peu motivés, en grande difficulté d’apprentissage ou en difficulté de comportement.