Dans la classe de 1ère année où j’ai fait mon stage, le vivre ensemble était difficile. Les élèves n’étaient pas tolérants les uns envers les autres. Ils se plaignaient souvent du comportement des uns et des autres. Cela les affectait dans leur humeur et il y avait des répercussions sur leur disponibilité aux différents apprentissages. Également, plusieurs élèves faisaient des commentaires sporadiques durant les temps d’enseignement ou donnaient les réponses aux mauvais moments. Cela avait également des répercussions sur le climat d’apprentissage.
Mon projet d'intervention en contexte en était un de longue haleine.
Ce projet a été élaboré en fonction du milieu dans lequel il s'est déroulé. Un système d’encadrement éducatif pour la gestion des comportements venait d'être instauré dans l'école. Ce système présente plusieurs comportements attendus en fonction de trois principales valeurs : ouverture, respect et engagement. Le projet a répondu à l’une de ces valeurs, c’est-à-dire l’ouverture. |
Ce projet d’intervention est basé sur l’idée que « L’enfant apprend le principe alphabétique à partir de l’écriture. » (Teberosky,2002) L’objectif est donc de favoriser l’émergence de l’écrit chez les élèves de la classe par le biais d’un journal de bord des classes nature, de la création d’un livre et de jeux symboliques dans lesquels seront exploités la dictée à l’adulte, l’écriture provisoire et l’écriture partagée.
À la base, je voulais amener les élèves à développer leur processus d'écriture en les impliquant dans le processus de rétroactions. J'avais plusieurs idées visant à amener les élèves à se donner des rétroactions entre eux et à évaluer leur progression personnelle. Toutefois, je me suis vite rendu compte que ce n'était pas réaliste de faire tout cela en seulement trois semaines, avec des élèves de première année.
Dans le but d’enrichir le vocabulaire des élèves de ma classe de stage, je leur ai fait faire un petit lexique de mots nouveaux. Ici, je suis partie de leur intérêt pour les histoires. Deux à trois fois par semaine, je lisais un album (ou autre) avec les élèves. Au début, je mettais en lumière certains mots plus complexes pour les aider à identifier les mots nouveaux et graduellement, ils devaient le faire de manière autonome. Ensuite, nous construisions des définitions à partir de leurs connaissances, des illustrations et du contexte.
En début de stage, j’ai constaté un important manque d’autonomie de la part de mes élèves lorsque venait le temps de trouver des solutions à leurs problèmes, de chercher des réponses à leurs questions ou encore de s’occuper lorsqu’une tâche était terminée.
Au cours des dernières années, j'ai pu remarquer que le besoin de bouger était présent chez la plupart des élèves au primaire. En effet, à la suite d'une activité qui demandait une écoute active, une grande concentration et à la suite du dîner, l'attention des enfants était très fragile et ceux-ci étaient très agités, ce qui affectait directement les apprentissages.
Dans le cadre du plan d’action du PIC, j’ai travaillé sur le développement d'un vocabulaire plus riche dans mon groupe de maternelle 5 ans. En effet, j’ai effectué mon stage 4 dans un milieu multiculturel et défavorisé. Dans ma classe, trois élèves sur dix-sept n’avaient pas le français comme langue maternelle. Ils étaient donc suivis en francisation. De même, six élèves du groupe avaient un suivi en orthophonie pour des difficultés langagières (prononciation, compréhension, etc.).
Mon projet d’intervention en contexte consistait à soutenir l’apprentissage de la lecture et de l’écriture en première année du primaire, par le biais de la lecture interactive enrichie (LIE), une approche conçue par Dr Pascal Lefèvre, orthophoniste.