Contexte
Dans le cadre de mon quatrième stage universitaire, j’ai réalisé un projet d’intervention en contexte (PIC) sur le thème de l’autonomie. D’une part, j’avais constaté que certains élèves de ma classe de quatrième année du primaire éprouvaient de la difficulté à se mettre en action rapidement, et ce, de manière autonome. D’autre part, plusieurs élèves se retrouvaient souvent en situation d’attente lors des exercices, puisqu’ils devaient patienter en attendant que les autres terminent le travail demandé. Cela créait donc une différence dans la rapidité d’exécution des élèves, ce qui entrainait, par le fait même, des moments d’attente. De plus, le manque d’autonomie de la part de certains élèves entrainait une certaine désorganisation lors des périodes de pauses.
Ainsi, je cherchais à améliorer l’autonomie des élèves de ma classe tout en diminuant les temps d’attente. Pour ce faire, j’ai créé des après-midi Méli-Mélo. Ceux-ci consistaient en un après-midi par semaine, soit le mercredi, durant lequel les élèves étaient libres d’effectuer le travail demandé dans l’ordre de leur choix.
Interventions
Afin de réaliser mon PIC, j’ai misé sur l’autodétermination et la différenciation pédagogique.
J’avais remarqué que les élèves avaient besoin de développer un sentiment de compétence, soit d’interagir efficacement avec leur environnement. Celui-ci était comblé par mes rétroactions efficaces adaptées au niveau de l’élève. En effet, j’avais davantage de temps à consacrer individuellement à chaque élève, ce qui favorisait leur zone proximale de développement. Les élèves avaient également un besoin d’autonomie, c’est-à-dire d’exercer un contrôle sur les évènements. Ce besoin était comblé par l’offre de choix, la reconnaissance des sentiments des élèves de même que de laisser un temps d’autonomie. Le besoin d’appartenance sociale, quant à lui, était satisfait par ma disponibilité.
En ce qui concerne la différenciation pédagogique, celle-ci consiste à « mettre en place une organisation pédagogique qui tient compte des acquis des élèves, de leurs différents styles cognitifs et de leurs champs d’intérêt, de façon à offrir à tous les conditions les plus favorables pour apprendre. » (MELS, 2006) Ainsi, je différenciais mes activités de sorte à toucher les intérêts des différents élèves de ma classe.
Outil utilisé
Afin de réaliser mon PIC, j’ai utilisé un plan de travail. Celui-ci était utile afin d’indiquer le travail à effectuer. En effet, ce dernier était séparé en trois sections distinctes : Urgent, je dois et je peux. Ainsi, les élèves devaient commencer en effectuant les travaux dans la première section, puis la deuxième et ensuite la troisième. Leur liberté résidait dans le choix de l’ordre des tâches. Pour chaque travail effectué, ils devaient m’indiquer comment ils l’avaient trouvé : très facile, facile, un peu difficile ou difficile.
J’ai aussi ajouté une section d’autoévaluation, au verso, afin de connaitre l’opinion des élèves dans le but de bonifier l’activité. Celle-ci était divisée en deux parties. La première consistait à rédiger un court texte sur leur appréciation générale de la période. La deuxième consistait simplement à encercler l’émotion qui les représentait.
Échéancier
Mon PIC s’est déroulé sur 4 semaines, soit 4 mercredis après-midi entre les mois de novembre et décembre.
Bilan
À la suite de mon PIC, j’ai observé des changements positifs dans le développement de l’autonomie des élèves. En effet, ils se mettaient à la tâche plus rapidement et appréciaient cette méthode de travail. Si j’avais disposé de plus de temps, j’aurais apporté de nouvelles modifications. Par exemple, un mercredi après-midi par mois aurait pu être consacré au travail d’équipe. Ainsi, la formule aurait été la même en ce qui a trait au travail à effectuer, mais les élèves auraient pu l’effectuer en équipe.
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