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Contexte

J’ai réalisé mon stage 4 dans une classe de quatrième année du primaire. Dès les premières semaines, j’ai observé la présence de nombreux conflits entre les élèves, particulièrement lors des travaux en équipe, des transitions et au retour des récréations. Ces conflits se manifestaient souvent par des paroles blessantes, des accusations, des refus de collaborer ou encore des difficultés à partager le matériel.

Ces situations avaient un impact direct sur le climat de classe, entraînant alors une perte de temps d’enseignement et créant parfois un environnement tendu. À la suite de discussions avec mon enseignante associée, il est apparu que plusieurs élèves éprouvaient de la difficulté à reconnaître et à gérer leurs émotions, à exprimer leurs besoins de façon adéquate et à écouter le point de vue de l’autre. Les élèves manquaient également d’outils concrets pour résoudre leurs conflits de manière autonome et pacifique.

C’est dans ce contexte que j’ai choisi de centrer mon projet d’intervention en contexte sur le développement de stratégies de résolution de conflits, dans le but de favoriser un climat de classe harmonieux, respectueux et sécurisant pour tous les élèves.

Interventions menées

Dans le cadre de mon PIC, j’ai mis en place plusieurs interventions visant à outiller les élèves pour mieux gérer les conflits et à favoriser l’utilisation de stratégies pacifiques au quotidien. 

Tout d’abord, j’ai créé un coin de la paix, un espace dédié à la résolution de conflits, accessible aux élèves dans le corridor. Ce coin était muni de cartes d’émotions, de pictogrammes, d’un sablier, ainsi que d’un guide visuel présentant les étapes de résolution de conflits. Cet espace avait pour objectif d’aider les élèves à se calmer, à mettre des mots sur ce qu’ils ressentaient et à discuter calmement afin de trouver une solution ensemble.

Parallèlement, j’ai affiché un guide de résolution en quatre étapes, soit :

  1. Je respire et je me calme,
  2. J’explique ce qui me dérange,
  3. J’écoute l’autre,
  4. Nous trouvons une solution ensemble.

J’ai également mis en œuvre un enseignement explicite des habiletés sociales, notamment à l’aide de jeux de rôle. J’ai d’abord modélisé les étapes de résolution de conflits à l’aide de mises en situation claires et concrètes. Ensuite, les élèves ont été invités à pratiquer ces stratégies dans un contexte sécurisant et à partir de situations réalistes, mais neutres. Une fiche d’autoévaluation permettait aux élèves de réfléchir aux stratégies utilisées lorsqu’un conflit survenait.

Enfin, une attention particulière a été portée à la valorisation des comportements pacifiques. Cette valorisation se faisait de façon continue et authentique, à travers des rétroactions verbales, des messages positifs et des moments de discussion en grand groupe. Ces échanges permettaient aux élèves de partager leurs réussites, de nommer les stratégies utilisées et de renforcer leur autorégulation.

Résultats

À la suite de la mise en œuvre du projet, j’ai observé des changements positifs dans les comportements des élèves face aux conflits. Plusieurs élèves semblaient mieux outillés pour reconnaître leurs émotions, verbaliser leurs besoins et écouter le point de vue de l’autre. Les conflits se réglaient plus rapidement et de manière plus calme, et certains élèves faisaient spontanément référence aux étapes de résolution apprises.

Le climat de classe s’est graduellement amélioré, devenant plus respectueux et sécurisant. Les élèves démontraient une plus grande autonomie dans la gestion de leurs conflits, ce qui a également contribué à réduire les interventions réactives de l’enseignante. Les traces recueillies, telles que les grilles d’observation et les autoévaluations des élèves, témoignent de l’impact positif du projet sur les interactions sociales et le climat de classe.

 

 

 

Cohorte