Lors de mon stage 4 au préscolaire, j’ai rapidement observé que l’autonomie, notamment dans la gestion des émotions, était un défi pour plusieurs élèves. Cette observation m’a permis de remarquer que ce défi avait un impact majeur sur le climat de classe. D’abord, j’hésitais entre faire un projet en lien avec l’autonomie ou en lien avec la gestion des émotions.
Mon projet d’intervention en contexte est l’implantation de pauses actives dans ma classe de stage durant le moment de détente et/ou l’heure de l’histoire. Après avoir observé que les élèves ont souvent un trop-plein d’énergie et qu’il était rare pour eux de pouvoir bouger durant la journée, j’ai trouvé intéressant d’ajouter des pauses actives dans notre routine. Ainsi, j’avais intégré un minimum de trois pauses actives par semaine. Puisque le temps est précieux et compté au préscolaire, il était difficile d’ajouter des pauses actives en plus de l’horaire habituelle.
- J'avais un élève présentant un trouble du spectre de l'autisme (TSA) assez sévère. Comme il avait des comportements qui pouvaient déranger les autres élèves de la classe nous avons travaillé sur l'accueil de la différence avec bienveillance.
La compréhension est au centre même de l'apprentissage de l'élève. Au préscolaire, alors qu'un monde rempli de nouveauté s'offre à nos jeunes apprenants, la curiosité devient une alliée incomparable!
Comment alors aller chercher cet intérêt et le faire croître?
Certains élèves de ma classe étaient parfois impulsifs et ils avaient de la difficulté à mettre des mots sur leurs émotions. Cela engendrait souvent des conflits avec leurs camarades de classe et des arrêts d’agir était parfois nécessaire. Je considère qu’il est primordial d’apprendre à réguler ses émotions, et ce, peu importe l’âge de l’enfant. J’ai donc décidé de faire mon projet d’intervention en contexte sous le thème des émotions auprès des élèves de ma classe.
Mise en contexte :
Dans le cadre de mon parcours universitaire, j’ai eu la chance de faire un stage en Belgique dans une école qui offrait des formations en enseignement « Outdoor » aux étudiants belges. Ce stage ayant duré deux semaines, j’ai pu observer un avancement à plusieurs niveaux chez les enfants de maternelle en ce qui concerne l’autonomie, la motricité (globale et fine), la gestion des émotions, la conscience de la sécurité, la débrouillardise, l’imagination, etc.
L’orthophoniste, l’éducatrice spécialisée, mon enseignante-associée ainsi que moi-même avions observé quelques besoins au niveau du développement langagier dans la classe. Il y avait trois élèves sur treize à surveiller au niveau de leur langage, dont un qui présente un trouble du spectre de l’autisme et qui doit être évalué en orthophonie. L’élève présentant un TSA avait parfois de la difficulté à exprimer clairement ses besoins et à entrer en relation avec les autres élèves de la classe.
J’ai fait mon stage 4 dans une classe de maternelle 5 ans à l’école des Prés-Verts à Saint-Jean-sur-Richelieu, la ville d’où je viens. Il s’agit d’un milieu favorisé. J’avais 18 élèves motivés, intéressés, curieux et énergiques, sans besoins de francisation ni d’orthophonie. J’ai donc décidé de faire un projet qui aurait comme objectif de développer l’autonomie de mes élèves, car ceux-ci demandaient souvent mon aide ou mon attention lors de la gestion des conflits, l’exécution des routines et les activités plus dirigées.
Lors de mon stage final, j'ai observé un élève qui me semblait particulièrement manquer de maturité. Dès que quelque chose le contrariait, il se mettait à pleurer, à crier, à faire la fameuse « crise du bacon »... Bref, j'ai essayé plusieurs interventions auprès de cet enfant. J'ai également vu ce phénomène lors de mes deux dernières journées de suppléance chez un autre élève de 5 ans. Je pense que ce sont les comportements pour lesquels j'ai le plus de difficulté à intervenir. C'est donc une préoccupation pour moi.