Dans ma classe de stage, j’observais quotidiennement chez mes 17 élèves de 2e année plusieurs comportements dérangeants : difficulté à lever la main pour obtenir le droit de parole, excitation excessive menant à des gestes physiques non sécuritaires, difficulté à reconnaître et à comprendre les émotions vécues, stress relativement à l’échec, rigolades et discussions à des moments inadéquats, etc. Ces comportements nuisaient au climat d’apprentissage, n’étaient pas adaptés au contexte scolaire et limitaient la disponibilité des élèves aux apprentissages.
Nous devons accepter que les « beaux » groupes se feront de plus en plus rares. Les difficultés de comportement et d’apprentissage font désormais partie intégrante des classes. Les professionnels pouvant nous soutenir sont, eux aussi, de plus en plus débordés. Lors de mon 4ᵉ stage, je me posais la question suivante :
« Comment me dégager du temps pour les élèves qui passent sous le radar? »
La gestion des émotions au préscolaire consiste, pour moi, à aider les enfants à reconnaître, nommer et exprimer leurs émotions de façon appropriée. À cet âge, je reconnais que les enfants vivent des émotions intenses et qu’ils ont encore besoin de l’adulte pour les accompagner et ainsi apprendre à vivre leurs émotions et d’apprendre à les gérer. J’ai soutenus leur développement émotionnel en modélisant des stratégies simples (respirer, demander de l’aide, prendre une pause, etc.), en mettant des mots sur ce qu’ils ressentent et en offrant un cadre sécurisant et bienveillant.
Dans le cadre de mon stage en 3e année du primaire, j’ai mis en place un projet d’intervention en classe (PIC) visant à soutenir le développement de l’autonomie des élèves. Le groupe-classe était composé de 23 élèves présentant une dynamique d’entraide et de partage.
D'abord, dans le cadre de ce projet d'intervention en contexte (PIC), le sentiment d'appartenance a été davantage développé auprès des élèves du premier cycle. En effet, un système de renforcement positif appelé « système cœur » a été mis en place. Ce système avait pour but de valoriser les comportements prosociaux et adéquats en classe en les affichant à l'aide de papillons autocollants sur une affiche accrochée à un mur de la classe. Ainsi, tous les élèves pouvaient observer l'évolution du remplissage du cœur de la classe.
J'ai effectué mon stage 4 dans une classe semi-flexible de 4e année. Les élèves devaient développer leur autonomie puisque ce contexte exige qu'ils se déplacent et effectuent des routines seuls plusieurs fois par jours (nettoyer leur station, aller chercher leur matériel dans leur casier, préparer leur matériel, faire les activités « urgentes » de la semaine, etc.). Plusieurs semaines après la rentrée, quelques élèves éprouvaient toujours de la difficulté à effectuer correctement les routines et les différents déplacements de la journée.
Au début de mon stage, j’ai remarqué que plusieurs de mes élèves avaient de la difficulté à comprendre concrètement ce que signifie remplir son rôle d’élève. Certains montraient peu de politesse, d’initiative ou de persévérance, et ces comportements se répercutaient à l’extérieur de la classe. Lors d’une rencontre d’équipe réunissant les enseignant·e·s du 3e cycle, la TES, la psychologue et la direction, nous avons constaté collectivement des enjeux liés à la motivation, à la politesse, aux interactions sociales et à la responsabilisation des élèves.
Contexte
J’ai réalisé mon stage 4 dans une classe de quatrième année du primaire. Dès les premières semaines, j’ai observé la présence de nombreux conflits entre les élèves, particulièrement lors des travaux en équipe, des transitions et au retour des récréations. Ces conflits se manifestaient souvent par des paroles blessantes, des accusations, des refus de collaborer ou encore des difficultés à partager le matériel.