Au début de mon stage, j’ai remarqué que plusieurs de mes élèves avaient de la difficulté à comprendre concrètement ce que signifie remplir son rôle d’élève. Certains montraient peu de politesse, d’initiative ou de persévérance, et ces comportements se répercutaient à l’extérieur de la classe. Lors d’une rencontre d’équipe réunissant les enseignant·e·s du 3e cycle, la TES, la psychologue et la direction, nous avons constaté collectivement des enjeux liés à la motivation, à la politesse, aux interactions sociales et à la responsabilisation des élèves.
Comment motiver les élèves dans leurs apprentissages en français tout en s’assurant de répondre à leurs besoins variés? C’est la question que je me suis posée lorsque je me suis attardée aux besoins des élèves de ma classe de stage IV afin de réaliser un projet d’intervention en contexte. Il s’agissait d’une classe hétérogène évoluant dans un milieu socioéconomique légèrement défavorisé. Le rang décile du seuil de faible revenu de l’école est de 7 (MÉQ, 2025).
Contexte
J’ai réalisé mon stage 4 dans une classe de quatrième année du primaire. Dès les premières semaines, j’ai observé la présence de nombreux conflits entre les élèves, particulièrement lors des travaux en équipe, des transitions et au retour des récréations. Ces conflits se manifestaient souvent par des paroles blessantes, des accusations, des refus de collaborer ou encore des difficultés à partager le matériel.
Contexte
Mon stage était dans une classe de quatrième année dans une école en milieu défavorisé. Il y avait 18 élèves dans la classe. Plusieurs d’entre eux avaient des besoins particuliers (trouble du langage, troubles d’apprentissage, TSA, dyspraxie, attachement insécurisant, etc.). Dès le mois de septembre, j’ai observé un besoin d’autonomie chez les élèves. Rapidement, ils se désorganisaient lors de leurs retours des récréations et du diner, lorsqu’ils ne comprenaient pas une consigne et lorsqu’ils avaient terminé une tâche, entre autres.
Contexte :
J’ai réalisé mon stage 4 dans une classe de 15 élèves. Parmi ces 15 élèves, 4 d’entre eux étaient en 5e année et les 11 autres étaient en 4e année. J’avais remarqué, dès mes premières semaines dans la classe, que la communication entre les élèves était parfois difficile. Il y avait présence de nombreux conflits, car, souvent, les élèves n’étaient pas très tolérants les uns envers les autres. Ils ne s’ouvraient pas tous aux autres malgré le fait qu’ils n’étaient que 15 élèves.
C’est à travers un projet d’écriture d’un livre de présentation de notre classe que j’ai cherché à impliquer l’ensemble des élèves du début à la fin du processus, tout en respectant le rythme de chacun. Pour y parvenir, nous nous sommes fixé des défis, nous avons travaillé en équipe en misant sur les forces de chacun et nous nous sommes réparti les tâches afin que toutes les étapes du projet puissent être menées à terme.
Ce projet d'intervention vise à transformer la période de relaxation suivant le dîner, actuellement marquée par l'agitation et le bruit, afin de favoriser un meilleur engagement attentionnel et de réduire la désorganisation observée en fin de journée. Pour y parvenir, un système de motivation sera mis en place, demandant aux élèves d'accumuler un nombre prédéfini de « belles détentes » durant la semaine. Le succès est encouragé par un suivi visuel transparent, via une grille d'observation accessible aux élèves, et par la possibilité de gagner des étoiles de rattrapage.
Mise en contexte :
Ce projet d’intervention en contexte a été mené dans une classe de préscolaire afin de soutenir un enfant présentant des difficultés à maintenir son attention, à écouter et à suivre les consignes lors des activités de groupe et des transitions. Dans un groupe hétérogène composé d’enfants de 4 et 5 ans, ces défis avaient un impact sur son engagement, son autonomie et sa participation aux routines quotidiennes.