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J'ai effectué mon stage 4 dans une classe semi-flexible de 4e année. Les élèves devaient développer leur autonomie puisque ce contexte exige qu'ils se déplacent et effectuent des routines seuls plusieurs fois par jours (nettoyer leur station, aller chercher leur matériel dans leur casier, préparer leur matériel, faire les activités « urgentes » de la semaine, etc.). Plusieurs semaines après la rentrée, quelques élèves éprouvaient toujours de la difficulté à effectuer correctement les routines et les différents déplacements de la journée. Ils avaient également de la difficulté à respecter les règles instaurées en classe, ce qui pouvait engendrer des comportements dérangeants.

Objectif 

Mon projet d’intervention en contexte (PIC) visait donc le développement de l'autonomie de deux élèves lors de plusieurs contextes quotidiens : les routines, les transitions, le travail en classe, les déplacements et la gestion de conflits. 

Interventions :

Puisque j'avais remarqué que ces élèves sont motivés à apprendre, j'ai décidé d'opter pour un projet axé sur la théorie de l'autodétermination. Le but était d'amener les élèves à développer leur autonomie en constatant leurs forces et défis. J'ai préparé un carnet avec plusieurs niveaux, lesquels correspondaient aux moments quotidiens : les routines, les transitions, le travail en classe, les déplacements et la gestion de conflits. Celui-ci contenait les comportements à adopter (fait avec les élèves) et des tableaux pour y ajouter des points.

J'ai rencontré chaque élève individuellement pour discuter avec eux. Ils pouvaient donc me nommer leurs sentiments et impressions face à leur adaptation à la classe. Ils m'ont nommé leurs forces et leurs défis, que j'ai utilisés pour leur présenter le carnet. Je leur ai ensuite présenté le carnet en leur expliquant le but (afin qu'ils y voient un avantage pour leur autonomie). Nous avons déterminé ensemble quelles étaient les routines de la classe et comment elles devaient être effectuées. Les élèves ont noté les comportements à adopter au début de leur carnet afin de pouvoir s'y référer au besoin. Nous avons fait la même chose pour tous les autres moments de la journée.

Par la suite, les élèves ajoutaient un point de façon autonome dans le tableau chaque fois que les consignes étaient bien respectées. Lorsqu'un élève avait atteint le maximum de points pour un niveau, il venait me le signaler. Je le rencontrais pour discuter avec lui des changements observés. Je lui présentais ensuite le prochain niveau et nous déterminions ensemble les comportements à adopter pour celui-ci.

Observation :

Les élèves remplissaient leur carnet de façon autonome. Cependant, j'observais également leur comportement en classe en tout temps. Au début du PIC, je regardais le carnet des élèves plusieurs fois par jour pour vérifier les points qu'ils avaient ajoutés. Si un élève ajoutait un point qui n'était pas justifié (par exemple : l'élève n'ayant pas effectué sa routine correctement), je faisais un retour avec lui pour discuter de son comportement et le point était retiré. 

Résultats :

Le projet a été un succès pour les deux élèves concernés. J'ai constaté une progression dans l'autonomie des élèves à différents moments de la journée. Par exemple, les élèves entraient en classe sans se laisser distraire et ils allaient directement faire de la lecture et préparer leur matériel. J'ai aussi constaté que les élèves étaient déterminés à développer leur autonomie dans les contextes de la classe : le carnet leur permettait de se rappeler les comportements à adopter et de suivre leur progression.

Cohorte