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La différenciation pédagogique vise majoritairement les élèves en difficulté. Toutefois, il arrive que les élèves forts et rapides soient mis de côté et ne soient pas suffisamment stimulés. En effet, la surexercisation est souvent le premier réflexe lorsque ces élèves terminent rapidement leur travail, ce qui peut entraîner du désengagement et une baisse de motivation. Ces tâches supplémentaires ne les placent pas dans leur zone proximale de développement et ne favorisent donc pas leur plein potentiel.

Le but du projet d’intervention (PIC), réalisé en 2e année du primaire, était d’offrir aux élèves forts des projets stimulants leur permettant de dépasser leurs limites et de s’engager pleinement dans des apprentissages significatifs. Les élèves ne réalisent pas des apprentissages de 3e année, mais participent plutôt à des activités enrichies, telles que la création de problèmes qu’ils pourront ensuite présenter à la classe ou le démarrage de projets qu’ils auront à partager avec leurs pairs. Ces activités visent à favoriser leur engagement scolaire ainsi qu’une modification positive de leur comportement en classe.

Pour ce faire, les élèves travaillent à l’extérieur de la classe avec une enseignante de 3e année. Lorsqu’ils sont en classe, ils doivent démontrer un engagement constant et être capables de faire des choix responsables. Ils ont également la responsabilité de reprendre le travail effectué par le groupe durant leur absence, ce qui nécessite qu’ils sélectionnent adéquatement les moments pour travailler de façon autonome afin de ne pas accumuler de retard.

 

Observation de l’engagement et de l’autonomie des élèves

Afin d’observer une augmentation de l’engagement et de l’autonomie des élèves, j’ai utilisé la grille du soutien et de l’engagement, une grille d’analyse tirée des travaux de Reeves, Jang, Carell, Jeon et Barch (2004), associée aux dimensions du modèle CLASSE d’Archambault et Chouinard (2002/2022). Plus précisément, j’ai exploité la dernière section de cette grille afin de consigner mes observations auprès des élèves ciblés.

Les observations ont été réalisées lors de périodes en classe à trois moments clés du projet d’intervention : au début, au milieu et à la fin du PIC. Chaque observation a été datée afin de permettre une analyse évolutive des comportements. Cette démarche m’a permis de constater certains changements dans l’attitude de quelques élèves, notamment une augmentation de leur engagement dans les tâches proposées ainsi qu’une plus grande autonomie dans la gestion de leur travail et de leurs choix en classe.

Cependant, je ne suis pas en mesure d’affirmer qu’une différence marquée a été observée chez tous les élèves. En effet, plusieurs séances du PIC ont été annulées pour diverses raisons, notamment des empêchements liés à l’enseignante ou des activités, ce qui a nui à la constance de l’intervention. J’aurais souhaité disposer de davantage de temps afin de permettre une implantation plus stable du projet

Documents
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Grille soutien et engagement (7) (2).pdf 80.67 Ko
Cohorte