Contexte
J’ai effectué mon stage 4 dans une classe à double niveau, soit une classe de 3e et 4e année du deuxième cycle. J’ai rapidement observé un grand écart entre les élèves en ce qui concerne leur autonomie. De manière générale, les élèves de 3e année nécessitaient un encadrement plus soutenu pour accomplir leurs tâches. Ils sollicitaient fréquemment de l’aide afin de savoir quelle étape suivre ou comment procéder. Par exemple, lors des périodes de travail autonome comme le plan de travail, les projets en arts plastiques ou les exercices individuels, certains élèves avaient de la difficulté à s’organiser ou à garder leur concentration. Ce manque d’autonomie exigeait de nombreuses interventions de ma part et rendait la gestion de classe plus complexe.
Interventions
Afin de répondre à cette problématique, j’ai mis en place deux stratégies visant à favoriser le développement de l’autonomie chez les élèves. Dans un premier temps, j’ai instauré le système « Urgent, je dois, je peux », présenté sous forme d’affiches au tableau. Ce système était flexible et pouvait être ajusté quotidiennement selon les besoins. J’y inscrivais notamment des exercices à compléter au cours de la semaine ou des projets d’arts à compléter. Une fois leur tâche terminée, les élèves pouvaient s’y référer afin de savoir quoi faire ensuite. Le fonctionnement et les attentes liés à cet outil ont été explicitement modélisés en grand groupe avec l’enseignement explicite.
La deuxième intervention visait la mise en place d’un projet personnel autonome avec l’objectif d’encourager l’engagement et l’autonomie des élèves. Ceux-ci se montraient curieux et ouverts à de nouvelles approches pédagogiques. Le fait de leur offrir la possibilité de travailler sur un projet significatif, basé sur leurs intérêts personnels, a grandement contribué leur autonomie. Ainsi, lorsqu’ils terminaient une tâche demandée, ils pouvaient continuer l’avancement de leur projet.
Autoévaluations
L’outil d’évaluation utilisé consistait en la réalisation d’autoévaluations hebdomadaires basées sur des critères spécifiques. Les élèves étaient ainsi amenés à réfléchir à leur niveau d’autonomie et à observer leur progression au fil des semaines. Un espace leur permettait également d’identifier un défi personnel à relever pour la semaine suivante. Finalement, pour conclure le projet personnel autonome, chaque élève a présenté son projet, suivi d’une autoévaluation finale.
Résultats
À la suite de la mise en œuvre de ces interventions, j’ai observé plusieurs retombées positives chez les élèves. Il est important de souligner que le développement de l’autonomie demeure un défi constant tout au long de l’année et qu’il nécessite un ajustement continu. J’ai tout de même remarqué que les élèves avaient davantage tendance à solliciter leurs pairs avant de venir me consulter. Ils étaient également plus amenés à se référer à l’outil « Urgent, je dois, je peux », bien que des rappels soient parfois nécessaires. Les autoévaluations hebdomadaires, réalisées le vendredi, permettent un moment de réflexion. Je peux également en profiter pour fournir des rétroactions ciblées.
Le projet personnel autonome s’est avéré particulièrement bénéfique, puisque les élèves y étaient réellement investis. Lors des transitions ou des moments moins structurés, ils pouvaient poursuivre leur projet à leur propre rythme, ce qui favorisait à la fois leur engagement et leur autonomie.
| Fichier attaché | Taille |
|---|---|
| Autoévaluation.pdf | 336.63 Ko |
| Traces du projet PIC.docx | 2.03 Mo |