Contexte
J’ai effectué mon stage IV dans une classe de 3e année présentant un portrait très varié, incluant des élèves en francisation et d’autres suivis en orthopédagogie. Lorsque j’ai remplacé mon enseignante associée durant son arrêt, j’ai constaté une grande disparité dans les difficultés d’apprentissage des élèves. J’ai d’abord tenté de répondre à leurs besoins par des interventions de niveau 1, mais il est rapidement devenu évident que des ajustements étaient nécessaires au niveau 2, selon le modèle d'intervention à 3 niveaux (RAI).
Mon groupe était peu autonome et présentait des écarts importants quant à la maîtrise des notions. J’ai donc décidé de réintroduire les ateliers rotatifs, même si cette modalité avait été difficile à instaurer en début d’année en raison de comportements perturbateurs. Selon l’Institut des troubles d’apprentissage (Goyer, s.d.), les ateliers rotatifs constituent une modalité d’enseignement en sous-groupe efficace. Ainsi, l’objectif de mon PIC était de mieux accompagner mes élèves en difficulté grâce à cette organisation pédagogique.
Fonctionnement
Pour assurer la réussite des ateliers, il était essentiel de travailler d’abord l’autonomie. J’ai donc utilisé un tableau d’ancrage et la modélisation pour expliciter les attentes. J’ai ensuite mis en place un enseignement explicite du fonctionnement des ateliers rotatifs. Comme la gestion des comportements avait été complexe en début d’année, j’ai consacré une semaine complète à enseigner les comportements attendus lors des ateliers, en m’appuyant sur le modèle de Bissonnette et al. (2016). Les deux semaines suivantes ont été consacrées à la pratique guidée, puis à la pratique autonome.
Il y avait quatre ateliers; trois autonomes et un accompagné par l’adulte, soit moi. Je formais des sous-groupes homogènes pour l’atelier dirigé, afin de soutenir les élèves ayant des besoins similaires et de travailler leurs difficultés de manière ciblée. Pour les autres ateliers, les sous-groupes pouvaient être hétérogènes selon la notion travaillée. Les ateliers autonomes permettaient l’entraide entre pairs. Je choisissais les notions à revoir et la composition des sous-groupes en fonction de mes observations de la semaine précédente. J’ai également intégré de la différenciation pédagogique dans les ateliers afin de cibler la zone proximale de développement (ZPD) de chaque élève.
Pour identifier les besoins et former mes sous-groupes, j’utilisais des grilles d’observation et un code de couleur. Pour mesurer les progrès, j’avais une seconde grille permettant de situer les élèves selon leur niveau de compréhension à la suite des interventions de niveau 2.
Observations
De manière générale, j’ai observé que les ateliers rotatifs ont réellement permis de mieux accompagner les élèves en difficulté et d’améliorer leur compréhension. Cette modalité m’a offert un cadre structuré pour intervenir de façon plus ciblée et efficace.
| Fichier attaché | Taille |
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| Tableau d'ancrage - Autonomie.pdf | 189.06 Ko |
| Ateliers.pdf | 445.05 Ko |
| Grilles d'observation - Ateliers.pdf | 58.46 Ko |