Cet automne, j’ai réalisé mon dernier stage au Collège Jésus-Marie, une école privée de Sillery, dans une classe de 4e année composée de 32 élèves. Lors des premières semaines, j’ai pu dresser un portrait de ma classe particulièrement hétérogène (voir « Portrait de classe »). De plus, les élèves qui se trouvaient dans ma classe ont choisi le volet « sport ». Cela signifie que mes élèves ont des sorties sportives mensuelles et ont le double de temps en éducation physique par neuvaine. Ce sont donc des enfants actifs qui aiment bouger.
Il y a plusieurs élèves qui venaient me voir pour des propositions de changements dans la classe, autant pour les apprentissages que pour la vie générale de la classe. De plus, il y avait aussi plusieurs petits conflits. Des objets disparus au vestiaire, des malentendus pendant la récréation, et des élèves qui dérangent les autres dans la classe sont des exemples de conflits assez fréquents. Je devais souvent répéter les mêmes choses, et malgré les interventions, les problèmes ne diminuaient pas vraiment.
Mon stage 4 s’est déroulé à l’école primaire Saint-Malo dans une classe de maternelle 5 ans. Cette école se situe dans un milieu socioéconomique défavorisé. Ainsi, les élèves font face à plusieurs défis qui sont, pour la majorité, palliés par des activités déjà bien ancrées dans l’école. Je voulais donc cibler une intention d’apprentissage spécifique à ma classe et créer une suite de courtes activités ayant chacune un objectif précis afin de pouvoir les intégrer facilement à l’horaire déjà bien chargé.
Favoriser l’autonomie chez les élèves
Dans ma classe de stage, les élèves n’étaient pas motivés par les apprentissages. Nous avions constamment besoin de les ramener à l’ordre et nous perdions énormément de temps. Ils ne donnaient que le minimum d’eux même et ne se laissaient pas atteindre par les avertissements. Cependant, ils répondaient bien au renforcement positif.
Description du projet
Lors de mon stage, j'ai remarqué que les enfants aimaient particulièrement interagir entre eux, mais que cela était source de conflits et d'incompréhension parfois. Je me suis demandée sur quoi portait ces conflits et ces incompréhension. Bien qu'une grande partie de la classe éprouvait des difficultés langagières, j'ai ciblé que la gestion des émotions en était la cause première puisque leurs comportements relevaient presque systématiquement de l'apparition d'une émotion forte.
Contexte
Lors de mon stage 4, l'ambiance de la classe m'a tout de suite frappée. En effet, les élèves étaient portés à surveiller les autres, à rabaisser, à ne pas se mêler des situations qui ne les regardent pas et à avoir de la difficulté à coopérer. Ceci avait un effet négatif sur l'ensemble du groupe en plus de rendre la gestion de classe et les apprentissages plus difficiles.
Objectif
Dans le cadre de mon dernier stage, j'ai eu la chance d'enseigner à 19 merveilleux élèves du préscolaire. J'ai rapidement réalisé que la majorité des élèves de ma classe aimaient beaucoup participer lors des rassemblements, mais oubliaient souvent de lever la main pour le faire. Un autre de leur défi était de rester concentrés et en position d’écoute lors des moments de rassemblement.
Au cours de mon quatrième et dernier stage, j'ai eu la chance d'enseigner à une classe du préscolaire remplie d'élèves attachants et pleins d'énergie. Au fil des semaines, j'ai remarqué que plusieurs conflits et crises éclataient et que ceux-ci étaient surtout liés à la reconnaissance des émotions et à la gestion de ces dernières.