Dans ma classe de stage, j’observais quotidiennement chez mes 17 élèves de 2e année plusieurs comportements dérangeants : difficulté à lever la main pour obtenir le droit de parole, excitation excessive menant à des gestes physiques non sécuritaires, difficulté à reconnaître et à comprendre les émotions vécues, stress relativement à l’échec, rigolades et discussions à des moments inadéquats, etc. Ces comportements nuisaient au climat d’apprentissage, n’étaient pas adaptés au contexte scolaire et limitaient la disponibilité des élèves aux apprentissages.
Mon PIC avait comme objectif de stimuler l'intérêt pour l'écriture, suite à l’observation d’un manque de motivation important auprès des élèves de 4ème année. En effet, il était difficile de trouver un sujet d’écriture intéressant et de les amener à écrire en incluant toutes les composantes d’une phrase. Comme mon groupe avait plusieurs difficultés académiques à ce niveau, le désengagement se faisait rapidement. Afin de contrer cette difficulté, j’ai instauré un journal d’écriture personnel qui pouvait être utilisé à différents moments (routine, fin de période, etc.).
Dans le cadre de mon stage en classe de 5e année, j’ai réalisé un projet d’intervention visant à enrichir le vocabulaire des élèves afin d’améliorer la qualité de leurs productions écrites. Le contexte de la classe était marqué par une grande diversité linguistique, puisque plusieurs élèves étaient allophones ou issus de l’immigration, et que certains présentaient des difficultés en lecture et en écriture, comme la dyslexie ou la dysorthographie.
Nous devons accepter que les « beaux » groupes se feront de plus en plus rares. Les difficultés de comportement et d’apprentissage font désormais partie intégrante des classes. Les professionnels pouvant nous soutenir sont, eux aussi, de plus en plus débordés. Lors de mon 4ᵉ stage, je me posais la question suivante :
« Comment me dégager du temps pour les élèves qui passent sous le radar? »
Ce projet d'intervention en contexte visait à favoriser l'engagement actif et signifiant des enfants lors des périodes de jeux libres en classe de maternelle. À partir d'observations réalisées en stage, j'ai constaté que plusieurs enfants éprouvaient des difficultés à s'investir de façon autonome dans le jeu : certains erraient d'un coin de jeu à l'autre sans intention claire, d'autres exprimaient ne pas savoir quoi faire ou bien observaient leurs pairs sans participer.
La gestion des émotions au préscolaire consiste, pour moi, à aider les enfants à reconnaître, nommer et exprimer leurs émotions de façon appropriée. À cet âge, je reconnais que les enfants vivent des émotions intenses et qu’ils ont encore besoin de l’adulte pour les accompagner et ainsi apprendre à vivre leurs émotions et d’apprendre à les gérer. J’ai soutenus leur développement émotionnel en modélisant des stratégies simples (respirer, demander de l’aide, prendre une pause, etc.), en mettant des mots sur ce qu’ils ressentent et en offrant un cadre sécurisant et bienveillant.
Durant mon stage en 2e année, j’ai constaté une grande diversité dans les besoins d’apprentissage de mes élèves. En effet, certains se démarquaient par leurs compétences très avancées, tandis que d’autres éprouvaient des difficultés, notamment en lien avec l’apprentissage ou la francisation. Cette hétérogénéité entraînait des écarts dans le rythme de travail : plusieurs élèves terminaient rapidement les tâches proposées et ils se tournaient alors vers des activités complémentaires, comme des mots cachés, des exercices supplémentaires ou des casse-têtes.
Dans le cadre de mon stage en 3e année du primaire, j’ai mis en place un projet d’intervention en classe (PIC) visant à soutenir le développement de l’autonomie des élèves. Le groupe-classe était composé de 23 élèves présentant une dynamique d’entraide et de partage.
Lors de l’année scolaire 2024-2025, j’ai fait mon quatrième et dernier stage en cours d’emploi dans une classe multi-niveau qui regroupait des élèves de 3e et de 4e année. En tant que nouvel enseignant avec très peu d’expérience, je ne savais pas trop comment m’y prendre pour gérer deux niveaux différents au sein d’une même classe. De plus, au fil du temps, j’ai constaté que mes élèves manquaient beaucoup d’autonomie. Il devenait alors difficile d’enseigner à un groupe d’élèves pendant que l’autre travaillait de façon autonome.