Lors de l’année scolaire 2024-2025, j’ai fait mon quatrième et dernier stage en cours d’emploi dans une classe multi-niveau qui regroupait des élèves de 3e et de 4e année. En tant que nouvel enseignant avec très peu d’expérience, je ne savais pas trop comment m’y prendre pour gérer deux niveaux différents au sein d’une même classe. De plus, au fil du temps, j’ai constaté que mes élèves manquaient beaucoup d’autonomie. Il devenait alors difficile d’enseigner à un groupe d’élèves pendant que l’autre travaillait de façon autonome.
Afin de remédier à cette situation, j’ai décidé de mettre en place un plan de travail dans ma classe. Avant son implantation, un enseignement a été réalisé auprès des élèves sur la notion de l’autonomie et sur son importance.
Le plan de travail comportait trois sections distinctes : « Urgent », « Je dois » et « Je peux ». Les travaux inscrits dans la section « Urgent » étaient prioritaires et devaient être complétés pour le vendredi. Ceux dans la section « Je dois » devaient être réalisés par la suite, mais pouvaient être poursuivis la semaine suivante. Les élèves ayant terminé leurs tâches pouvaient ensuite explorer la section « Je peux » qui proposait des activités ludiques et des travaux d’enrichissement. Chaque semaine, j’ajoutais de nouvelles tâches dans la section « Je dois » en fonction des notions récemment travaillées en classe. Les travaux du « Je dois » de la semaine précédente devenaient alors des travaux « Urgent ». Je m’appuyais également sur divers tableaux afin de suivre la progression des élèves, de garder des traces du développement de leurs compétences et de vérifier les travaux non réalisés.
Après la mise en place du plan de travail, une importante période de transition s’est installée dans la classe. Au début, les élèves me posaient de nombreuses questions et n’étaient pas toujours certains de ce qu’ils devaient faire. J’ai même eu l’impression que le plan de travail ne m’aidait pas réellement et qu’il augmentait plutôt ma charge de travail. Heureusement, avec le temps, les élèves se sont adaptés à cette nouvelle façon de fonctionner et ils ont grandement développé leur autonomie. En plus du temps, certains ajustements de ma part ont facilité leur appropriation du plan de travail. Par exemple, j’ai rapidement constaté que les élèves percevaient le plan de travail comme intimidant, puisque je le surchargeais de tâches. J’ai donc privilégié la qualité et la pertinence des travaux plutôt que leur quantité. De plus, afin de limiter les demandes de soutien, je m’assurais de sélectionner uniquement des notions qui avaient été travaillées de manière approfondie en classe. Au début, il m’arrivait d’intégrer des tâches portant sur des notions que les élèves n’avaient pas encore suffisamment explorées en contexte d’enseignement.
Le plan de travail s’est avéré être un outil très bénéfique, tant pour le développement des compétences des élèves que pour ma gestion de classe. Les élèves ont considérablement amélioré leur autonomie et leur sens des responsabilités. Ils savaient comment bien occuper leur temps et étaient fiers de réussir à accomplir leurs tâches chaque semaine. Ainsi, j’ai pu dégager davantage de temps pour soutenir les élèves en difficulté ou pour séparer mes deux groupes et offrir un enseignement plus ciblé selon leur niveau scolaire.
| Fichier attaché | Taille |
|---|---|
| Ryan Outils Éval Bloc 2.pdf | 566.2 Ko |
| Ryan Outils Éval Bloc 3.pdf | 1021.96 Ko |
| Ryan-Outils Éval Bloc 1.pdf | 789.48 Ko |