Dans ma classe de stage, il y avait 22 élèves, majoritairement des garçons. Lors des enseignements en groupe, un élève interrompait fréquemment en coupant la parole et en lançant des commentaires qu’il voulait humoristiques. Souvent, cela faisait rire les autres élèves et brisait le rythme de l’enseignement.
Question à laquelle je voulais répondre : Comment amener Éloi à réduire ses comportements perturbateurs lors des enseignements en groupe et à s’engager positivement dans les activités collectives?
La première étape pour répondre au problème était d’effectuer une évaluation fonctionnelle du comportement de l’élève afin de bien comprendre la séquence comportementale. Pour ce faire, j’avais construit un outil sous forme de grille d’évaluation du comportement, basée sur le modèle SORC. Une colonne représentait la composante, une autre l’élément à observer — à cocher — et la dernière servait à ajouter des commentaires rapides. En haut du document, j’avais prévu un espace pour inscrire la date, le moment de la journée et le type d’activité. Cela me permettait de me concentrer sur un contexte de classe à la fois et d’observer l’élève dans différents types d’activités.
La deuxième étape consistait à identifier le ou les buts erronés de l’élève afin de prévoir des interventions (attention, pouvoir, vengeance, incapacité ou retrait). J’avais également prévu un échéancier pour la mise en place des interventions ainsi que pour les observations. Encore une fois, les buts erronés étaient présentés sous forme de cases à cocher dans ma fiche d’observation, ce qui me permettait de les identifier rapidement.
Avant de commencer mes interventions, j’ai dressé un bilan des forces et des défis de l’élève. Pour ce faire, j’avais également préparé une feuille de notes (voir pièce jointe). J’ai pris ces notes en présence de l’élève afin de souligner avec lui ses forces. Selon moi, cette étape était importante pour le valoriser et le motiver à améliorer son comportement en classe. De plus, j’avais établi une bonne relation de confiance avec lui. J’ai souvent dû avoir des discussions avec lui, car il vivait parfois des moments plus difficiles à la maison. Le simple fait d’en parler lui faisait du bien et m’aidait à comprendre certains de ses comportements.
J’ai réalisé plusieurs interventions auprès de l’élève. Par exemple, lorsque son comportement découlait de son besoin de contrôle, j’ai choisi de lui confier une responsabilité. Durant les ateliers, chaque équipe avait un responsable du niveau de voix. L’élève qui détenait le pictogramme (un petit personnage faisant « chut ») devait le montrer à ses camarades lorsque le ton de voix dépassait celui de la « voix d’espion ». J’ai donc attribué ce rôle à cet élève afin qu’il sente qu’il pouvait agir positivement. Cette intervention s’est révélée efficace. De plus, le fait de lui permettre de choisir ses coéquipiers lors d’autres travaux d’équipe s’est avéré un levier positif.
Une autre intervention a été la proximité de l’adulte. J’essayais de circuler davantage dans son secteur ou de le placer plus près de moi dans la disposition de la classe. Cette intervention s’est avérée plus ou moins efficace : parfois il demeurait attentif, mais d’autres fois il poursuivait ses comportements perturbateurs, malgré la présence rapprochée de l’adulte.
Parfois, lorsqu’il tentait de faire rire les autres, j’utilisais une intervention non verbale discrète pour l’amener à se reconcentrer sur la tâche. Ce type d’intervention fonctionnait bien lors du travail individuel.
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