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Cet automne, mon stage se déroule dans une classe multiniveau du troisième cycle à l’école Marguerite-Bourgeoys. Établi dans le secteur de Saint-Sauveur, cet établissement scolaire possède un indice de milieu socio-économique (IMSE) de 9/10. Ainsi, je travaille dans un milieu très défavorisé. Les classes ne sont que très peu nombreuses : j’ai présentement douze élèves. En outre, les classes n’ont jamais plus de 15 élèves étant donné qu’il est possible de retrouver jusqu’à 20 % d’élèves nécessitant des interventions ciblées par classe.

Mon projet d’intervention en contexte a été réalisé dans une classe de 25 élèves de 3e année dans la région de Rivière-du-Loup. Bien que nous soyons en région, le manque de locaux est bien réel, alors même que la classe peine à recevoir les 25 élèves. Habituellement, j’aime beaucoup faire travailler les élèves en équipe afin de leur laisser beaucoup d’autonomie et afin de me laisser du temps pour faire de la différenciation avec les élèves en difficulté. Dans ce contexte, l’espace ne me permettait pas de réaliser d’apprentissage en équipe.

Comme projet, les élèves commenceront un nouveau module de recherche qui est intitulé Des mots pour un monde mystérieux. Ce module permettra aux élèves d’approfondir leurs connaissances sur les légendes afin de connaitre les caractéristiques propres de ce genre de texte. Au travers de mon projet d’intervention en contexte (PIC), les apprenants rédigeront une légende dans l’optique de concevoir un livre classe de légendes. De cette manière, les élèves feront un transfert d’apprentissage, soit d’écrire une légende en respectant le style d’écriture et le genre de texte.

Lors de mon 4e stage, en 3e année, j’ai rapidement observé que les enfants étaient beaucoup plus motivés à faire des mathématiques et de la lecture que de l’écriture. J’ai donc pris le temps de questionner les enfants et d’en discuter avec eux. Ils m’ont rapidement fait comprendre que l’écriture leur demandait beaucoup plus de concentration et d’efforts. À partir de ces observations et ces discussions, j’ai tout de suite su que mon projet d’intervention en contexte devait porter sur l’écriture, mais plus particulièrement vers l’amour de celle-ci.

Mon projet

Dans ma classe de stage 4, j'ai pu observer plusieurs éléments concernant les élèves ainsi que leurs différents intérêts me permettant d'élaborer un PIC qui répondaient à leurs besoins. En effet, j'ai remarqué une difficulté générale en ce qui a trait à l'écriture chez la majorité de mes élèves. De plus, comme j'ai effectué mon stage à Fernand-Seguin, une école scientifique, j'ai trouvé intéressant de toucher le domaine des sciences dans mon projet d'intégration en contexte.

Mon projet se déroule autour des consignes écrites au primaire, et plus précisément, à la compréhension de celles-ci. En effet, en stage 4, j'ai pu constater une réelle difficulté de la part des élèves à comprendre le sens de la consigne, notamment lorsque les élèves étaient en période de plan de travail ou lors des examens. Ainsi, j’ai décidé d’investiguer dans cette direction. Les petites activités pilotées en classe avaient pour but d’amener l’élève à trouver ou reconstruire du sens autour de la consigne écrite.

Durant les dernières années de notre bac nous avons été amenés à réfléchir sur la nécessité de la rétroaction dans les apprentissages des élèves et l’important de celles-ci. De plus, en discutant avec les autres enseignantes de mon milieu de stage, j’ai compris que la rétroaction était un sujet dominant et préoccupant pour la plupart d’entre elles, et ce, particulièrement en 1re année.

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