Contexte
J'ai effectué mon stage 4 à l'école de Boischatel dans le bâtiment Bois-Joli. J'avais une classe de première année avec 22 élèves. Je me suis rapidement rendu compte que c'était un milieu assez aisé, auquel les parents sont, de manière générale, activement présents dans la vie scolaire de leurs enfants. Cependant, au cours de la première partie du stage, j'ai remarqué un manque d'autonomie chez les élèves, et ce, dans plusieurs sphères. Que ce soit dans l'habillement, la gestion des conflits, dans les apprentissages, etc. En revanche, j'ai vu un besoin plus présent lorsque les élèves étaient en écriture. En effet, la première année est une année remplie de nouveauté et l'apprentissage de l'écriture peut être plus ardu, puisque les élèves ont peu d'outils dans leur sac. Bref, c'est pourquoi j'ai décidé de faire mon projet d'intervention en contexte sur l'autonomie des élèves de première année lors des moments d'écriture. D’autant plus que c’était l’une des valeurs du projet éducatif de l’école.
Interventions menées
J'ai décidé d'utiliser la stratégie d'enseignement de l'enseignement explicite pour intégrer mon projet dans la classe. D'abord, j'ai eu des discussions avec les élèves sur la problématique observée. Afin qu’ils se sentent concernés par le processus, nous avons eu un moment ensemble pour réalisé un nuage de mots sur la notion d’autonomie et sur les aspects à améliorer lorsque nous allions être en mode rédaction. Lors de ces discussions, j'ai présenté l'échelle de l'autonomie, c'est-à-dire l'élément central du projet auquel nous allions nous référer (1. J’utilise mes connaissances. / J'utilise mes outils. / 3. Je demande à un ami. / 4. Je demande l'aide à l'adulte.). J'ai aussi présenté un outil aide-mémoire que j'ai créé, afin que les élèves puissent savoir son utilité et où il allait se trouver, afin que ce soit facile d'accès.
Ensuite, j'ai fait du modelage et j'ai donné des exemples et des contre-exemples de comportements à avoir ou non lors des contextes liés à l'autonomie en écriture. Cela permettait aux élèves de bien comprendre ce qui était attendu d'eux.
Par la suite, nous avons commencé à mettre en place le projet de manière concrète, c’est-à-dire que, pour les premières périodes d’écriture, j’ai appliqué la stratégie de la pratique guidée, afin de soutenir et d’être présente dans le développement de l’autonomie des élèves. Je leur offrais de la rétroaction, nous faisions des retours en groupes, afin de voir ce qui s'était bien passé et les éléments à améliorer. Les élèves savaient précisément ce qui était à travailler et ce qui était atteint.
Lorsque les élèves étaient plus alaises, j'optais pour la stratégie d'enseignement de la pratique autonome, c'est-à-dire que j'étais moins en mode aide et soutien aux élèves, mais davantage en observation. Je prenais des notes pour vérifier le développement de l'autonomie chez les élèves. Cela me permettait d'observer les biens faits et les aspects plus complexes du projet. J'étais donc en mesure de structurer mon enseignement et d'ajuster mes attentes de manière plus réalistes selon mes observations et le développement des élèves. Pendant le projet, les élèves devaient également s’autoévaluer à l’aide d’une cible de couleur. Ils étaient déjà habitués d'effectuer cela en classe.
Résultats observés
En ce qui concerne les résultats, j'ai réalisé qu'un bloc de prise en charge n'était pas beaucoup en termes de temps pour observer un changement flagrant. Cependant, j'ai tout de même vu une amélioration concernant l'ordre dans lequel les élèves utilisaient les étapes l'échelle de l'autonomie. En effet, au départ, les élèves avaient souvent tendance à demander l'aide de l'adulte avant même d'avoir réfléchi ou d'avoir utilisé les outils qui sont à leur disposition. Après ce projet, les élèves utilisaient davantage l'outil aide-mémoire ainsi que les amis avant de venir me voir. Par exemple, lors de la routine du matin, les élèves devaient écrire une phrase qui décrivait l'image projetée au tableau. Pendant ce moment, plusieurs élèves avaient développé le réflexe de sortir et d'utiliser leur outil aide-mémoire. De plus, lors de notre projet d'écriture d'histoire de Noël, j'ai noté une belle amélioration au fur et à mesure que le projet avançait. Effectivement, j'ai vu plusieurs élèves utiliser l'aide de leur camarade, afin de mieux comprendre la tâche, afin de trouver un son ou même écrire un mot. C'est ainsi que le projet se conclut. Il faut savoir que ce sont des élèves de première année, donc il est normal que l'autonomie reste un aspect à peaufiner.
Traces recueillies
Dans cette prochaine section, vous trouverez les traces suivantes :
1.L'échelle de l'autonomie utilisée avec les élèves et affichée dans la classe
2. Les grilles d'observation recueillies à travers le projet (autoévaluation des élèves ainsi que mes observations)
3.L'outil aide-mémoire offert aux élèves (accroché au bout de chaque table, afin que ce soit facile d'accès)
| Fichier attaché | Taille |
|---|---|
| Grilles d'observation (1).pdf | 343.11 Ko |
| Grilles d'observation (2).pdf | 907.67 Ko |
| Grilles d'observation (3).pdf | 703.65 Ko |
| Aide-mémoire.pdf | 883.96 Ko |
| L'échelle de l'autonomie.pdf | 1 Mo |