Mon contexte de stage
Pour mon dernier stage, j’ai décidé de retourner à mes racines, c’est-à-dire en Beauce. Les membres du personnel et les élèves de l’école qui m’ont accueilli ont connu plusieurs changements durant la dernière année. Cette situation a fait en sorte que nous vivions dans une atmosphère fragile et vulnérable. J’ai d’ailleurs remarqué la même atmosphère dans ma classe de deuxième année, qui comptait 23 élèves. Plusieurs de mes élèves cherchaient constamment de l’attention, allant jusqu’à venir me voir à l’avant de la classe quand bon leur semblait, ou encore sollicitant ma validation pour poursuivre leur tâche. Plus les semaines avançaient et plus je constatais qu'ils ne mobilisaient pas leur stratégie lorsqu'ils faisaient face à un défi : leur première solution était d'aller voir l'enseignant. Cette dépendance envers l’adulte m’a poussé à choisir de mener mon projet d’intervention en contexte (PIC) sur le développement de l’autonomie. Mon objectif était de les amener à développer leur confiance en soi et de développer leur sens des responsabilités.
Interventions menées
Lorsque j’ai décidé que mon PIC viserait à renforcer l’autonomie de mes élèves, j’ai été amenée à me questionner : « Avons-nous déjà enseigné aux enfants ce qu’est “être autonome” ? » J’ai donc lancé mon projet en utilisant la méthode d’enseignement explicite pour enseigner aux enfants « l’autonomie ». À l’aide d’une discussion, nous avons établi ensemble trois critères qui font en sorte que nous développons notre autonomie dans une salle de classe. Nous nous sommes questionnés : à quoi ressemble un élève autonome ? J’ai consigné nos attentes dans un tableau d'ancrage. Nous avons remarqué que la collaboration est cruciale pour favoriser l’autonomie. En nous appuyant sur la théorie de l’apprentissage en profondeur de Fullan, nous avons créé ensemble un schéma en Y représentant la collaboration. Après avoir soigneusement défini l’autonomie, j’ai conçu un « mon escalier de l’autonomie » pour les 23 élèves de ma classe. Chaque période pendant laquelle j’observais leur autonomie, ils avaient l’occasion d’escalader une marche s’ils atteignaient l’un des critères que nous avions établis ensemble. L’objectif était de leur permettre de visualiser clairement leur progrès. C’était également l’occasion pour moi de leur fournir une rétroaction individuelle.
Tout au long de mon projet, j’ai veillé à créer autant d’occasions que possible pour que les élèves puissent gagner en autonomie. Je me suis rendue « pas » disponible pour qu’ils utilisent leurs propres ressources, j’ai encouragé les travaux en équipe et j’ai renforcé les comportements indiquant l’autonomie.
Résultats
Ma plus grande fierté en lien avec ce PIC était de voir la motivation des élèves à développer leur autonomie. Chaque jour, les élèves s'encourageaient entre eux pour collaborer ou encore voulaient faire preuve d'autonomie pour monter une marche de leur escalier. À la fin de mon stage, j’ai remarqué qu’ils avaient davantage confiance en leurs capacités, car ils n’avaient plus besoin de mon approbation lorsqu’ils accomplissaient leurs tâches. Je les voyais mettre en pratique mes rétroactions pour s’améliorer, ce qui est très positif. Cependant, je n'ai pas eu le résultat souhaité en ce qui concerne la mobilisation de leur outil, je crois que plus de temps aurait été nécessaire pour atteindre mon objectif. Je sais par contre que mon enseignante-associée considère continuer ce projet, alors une belle progression est en vue pour nos élèves !
| Fichier attaché | Taille |
|---|---|
| Mon échelle de l’autonomie (3).pdf | 17.94 Ko |
| L'autonomie.pdf | 342.02 Ko |
| Schéma en Y.pdf | 516.19 Ko |