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Jan 25 2018

Observations

Tout d’abord, il est important de savoir que j’étais dans une classe de 2e et de 3e années. Depuis le début de mon stage, j’ai tenté d’observer mon groupe dans le but de bien intervenir auprès de mes élèves et de choisir un projet qui allait être utile.

En fait, dès le début de l’année, j’ai remarqué que les élèves avaient de la difficulté à être positifs, à s’entraider et à être gentils envers les autres. Avec mon enseignante associée, nous avons réalisé que dans les années précédentes, il y avait plusieurs élèves qui n’avaient jamais été dans la même classe. De plus, plusieurs d’entre eux étaient dans une classe où les élèves étaient très bons académiquement et d’autres étaient dans une classe où les élèves avaient beaucoup plus de difficulté. Ainsi, certains élèves étaient très intolérants envers d’autres, ils ne voulaient pas connaître les nouvelles personnes, ils n’étaient pas contents d’avoir des élèves de 2e année avec eux, etc. Également, j’avais des élèves qui disaient parfois des commentaires négatifs sur les activités, ce qui rendait les apprentissages plus difficiles. En fait, il y avait parfois une atmosphère négative qui régnait dans la classe. J’ai également observé que les élèves de 2e année et ceux de 3e année ne se mélangeaient pas entre eux. Je voulais donc que le groupe soit uni, positif et que les élèves se respectent, s’entraident, et ce, sans qu’il y ait de commentaires sur les difficultés présentes.

Les réflexions
Dès le départ, j’ai hésité entre deux projets, soit celui de la pause active ou celui qui était plutôt axé sur le vivre ensemble. En fait, j’avais un groupe qui avait un grand besoin de bouger et c’est pourquoi la pause active aurait aussi été un très beau projet PIC. Par contre, en discutant avec mon enseignante, nous avons conclu ensemble que le respect de chacun des élèves de la classe, l’acceptation des autres et des différences, bref le vivre ensemble devait grandement être travaillé dans cette classe. Effectivement, j’ai réalisé que sans cela, l’apprentissage de certains élèves allait être grandement affecté. Je voulais que les élèves aient le goût de venir à l’école, qu’ils soient motivés, qu’ils se trouvent bons malgré leurs difficultés, qu’ils apprennent l’importance de s’entraider, etc. C’est donc avec ces réflexions que j’en suis venue à l’idée de faire mon projet PIC sur le vivre ensemble. En fait, tous les jours, j’écrivais une phrase positive au tableau que nous analysions ensemble pour la comprendre et la réutiliser plus tard dans d’autres contextes (Ex. : « Je suis capable! », « Les erreurs font partie de la réussite », etc.). De plus, tous les vendredis, nous prenions quelques minutes pour nommer de beaux gestes que les élèves avaient faits et nous affichions le nom de ces élèves dans un gros cœur. Pour ce faire, les élèves ont dû être guidés pour savoir ce que peut être un geste du cœur. Nous prenions aussi le temps de nommer toutes les activités que nous avions appréciées dans la semaine, ce qui nous amenait à voir que nous faisions de belles activités ensemble pour apprendre. De plus, nous avons appris à écrire des mots gentils aux personnes près de nous dans la classe. Finalement, par l’entremise de la littérature et du modelage, il a été possible de montrer aux élèves l’importance de s'entraider dans un groupe, d'accepter les différences et l’importance de chacune des personnes dans un groupe.

Les traces et les observations saillantes à travers les traces collectées
Lors de mon projet, j’ai tenté de prendre certaines photos pour garder des traces des activités que nous avons réalisées ensemble.
À la fin de mon stage, les élèves acceptaient la présence de chacun et je voyais de plus en plus d’élèves qui formaient des équipes différentes. J’entendais aussi parfois des élèves qui disaient par eux-mêmes qu’ils venaient de faire un geste du cœur. Lorsque nous avons lu l’album « Grand loup et petit loup », plusieurs élèves ont aussi dit des commentaires très touchants sur la ressemblance entre ces personnages et notre classe comprenant deux niveaux. J’entendais aussi des élèves dire par eux-mêmes qu’ils aimaient telles activités en disant parfois la raison. Leurs comportements avaient beaucoup changé. Également, ils ont réussi à faire une histoire collective en respectant les idées des autres, en s'aidant pour formuler de belles phrases, en travaillant en équipes pour colorier les images, etc.

 

 

Cohorte