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Les problèmes observés sur le contexte de la classe (vos observations)

Dès le début de mon stage, en 4e année,  j’ai pu remarquer qu’il y avait de grandes différences au niveau académique entre les élèves de la classe. En effet, nous avions des élèves en grandes difficultés et plusieurs élèves qui étaient à surveiller sur le plan académique. Par contre, nous avons également plusieurs élèves qui réussissent très bien. Il est donc difficile de répondre aux besoins de chacun.

La réflexion qui a conduit à mettre en oeuvre un projet d'intervention

Lorsque nous nous attardons davantage sur une notion difficile pour nos élèves plus faibles, nous perdons nos élèves forts qui ont déjà compris depuis un moment. C’est donc à ce moment qu’ils se mettent à déranger la classe, ce qui entraîne une gestion supplémentaire. Finalement, on ne peut répondre correctement aux besoins des élèves en difficulté puisque nous faisons de la gestion avec ceux qui ont compris.  Si on décide de passer à la notion suivante, on risque de perdre cette fois-ci nos jeunes en difficulté, car ils n’ont pas saisi la notion préalable, c’est donc irréaliste de leur demander de comprendre la notion suivante. On répond donc aux besoins de personne, les élèves forts voudraient passer à autre chose parce qu’ils ont compris et ceux plus faibles voudraient que l’on s’attarde davantage à cette matière. C’est donc à ce besoin, soit de pouvoir offrir l’aide nécessaire aux élèves en difficulté tout en gardant en tête que les élèves ayant de la facilité ont déjà saisi la notion et veulent passer à autre chose, que je voulais répondre avec mon projet.

Description du projet

Afin de répondre à ce besoin, j’ai décidé d’instaurer dans la classe des périodes de RAI où j’animerai dans des sous-groupes des petits ateliers sur différentes notions ayant posées problème aux élèves. De cette manière, je pourrai prendre du temps pour offrir de l’aide aux élèves qui en ont besoin, mais je n’imposerai pas cette nouvelle explication d’une notion aux élèves qu’ils l’ont déjà comprise. Pendant ces périodes, les élèves ne faisant pas parti des sous-groupes travailleront d’autres notions soit par la lecture à soi, par la lecture à l’autre ou par des ateliers seuls ou en équipe qui sont déjà présent dans la classe. Le but n’est pas que les élèves fassent de l’occupationnel pendant que je fais mon sous-groupes, mais plutôt qu’ils travaillent eux aussi sur d’autres notions. Les 5 au quotidien m’ont toujours intéressé, j’ai donc décidé d’en instaurer une petite partie dans mes périodes de RAI.

De plus, je voulais que mes élèves soient autonomes dans les différentes activités pendant que j’étais en sous-groupe avec quelques élèves. Ce n’était pas le temps de faire de la gestion de classe. J’ai donc fait de l’enseignement explicite de ce que j’attendais d’eux dans chacune des activités. Nous nous sommes ensuite pratiqués à plusieurs reprises à faire chacune d’elle pendant que je n’étais pas encore en sous-groupe afin qu’ils soient autonomes au moment venu.

La nature des traces qui sont disponibles

Mes principales traces sont des photos et des vidéos des élèves en sous-groupe, en lecture à deux, en ateliers et en lecture à soi. J’ai aussi pu faire des observations dans les résultats des élèves suite aux notions travaillées lors des sous-groupes.

Les observations saillantes à travers les traces collectées

J’ai pu voir des effets bénéfiques au sous-groupe, en effet, les élèves s’impliquaient dans le travail que nous faisions puisqu’il répondait directement à leurs besoins. Les élèves étaient aussi très à l’aise de dire qu’ils aimeraient revoir une notion en particulier lors d’un sous-groupe. J’ai aussi pu voir que les notions revues ont été réinvesties lors des évaluations.

Cohorte