Jan
14
2026
J’ai réalisé mon stage 4 dans une classe très forte académiquement, cependant, dès mes premières journées de stage, j’ai noté que les élèves vivaient énormément, beaucoup d’anxiété et de stress au quotidien. Voici les éléments que j’avais observés :
- Ils sont très performants, habitués à la réussite.
- Ils sont soumis à une forte pression liée à la performance, que ce soit dans le sport, la musique, etc.
- Ils n’aiment pas faire d’erreur et certains d’entre eux ont du mal à accepter la critique.
- Ils éprouvent de l’appréhension avant les examens et imaginent le pire.
- Ils se comparent aux autres et expriment de la déception après certains résultats.
- Ils peuvent également se figer complètement par peur de commettre une erreur ou lorsque le cadre manque de précision.
Pour répondre à ce besoin, j’ai mis en place un PIC qui comportait trois étapes :
- J’ai présenté différentes séquences éducatives sur l’anxiété, soit sous forme de vidéo, de balado ou d’album pour enfants, suivie d’un cercle de discussion où j’ai encouragé les élèves à témoigner de leurs propres expériences, s’ils se sentaient à l’aise de s’exprimer. Cette étape s’inspire de la thérapie cognitivocomportementale, du soutien social et de principes de psychoéducation où l’on souhaite informer le patient sur les troubles. Avec cette étape, je souhaite tout d’abord les informer sur l’anxiété : les sources de l’anxiété, les symptômes, la différence entre stress et anxiété. Ceci a comme objectif de leur permettre de mieux comprendre ce qu’ils vivent et la cause. Ensuite, le partage en groupe avait comme objectifs d’agir comme thérapie cognitivocomportementale et soutien social, où je donnais un espace pour que les jeunes identifient leurs problématiques et de s’y confronter en les nommant à voix haute. De plus, cette approche réalisée en groupe leur permettait de créer un sentiment d’appartenance aux groupes en se sentant à l’aise de se confier aux autres camarades et en créant un groupe de soutien. De plus, ceci a renforcé le lien que j’avais avec eux.
- La prochaine étape consistait en dix minutes de pleine présence. Mon objectif visait à familiariser les élèves avec une stratégie démontrée par la science. En s’y ouvrant, ils pouvaient découvrir une stratégie de gestion de l’anxiété qu’ils aimaient ou non.
- La dernière étape consistait en une séance de bienêtre où les élèves apportaient des couvertures, des linges confortables, des jeux de société, des livres, etc., pour vivre une période calme où je les encourageais à pratiquer des activités qui leur faisaient du bien. Cette intervention avait comme but de découvrir des activités qui les aident à se relaxer et qu’ils pourront intégrer dans leurs vies quotidiennes.
Je consignais les résultats de mon PIC dans un tableau Excel où je prenais des notes d’observation sur chaque élève lors des trois différentes étapes. J’avais également ciblé trois jeunes plus à risque pour observer et encadrer l’intégration des stratégies lors de différents moments dans la classe.
Cohorte