Dans le cadre de mon stage en 5e année, j’ai mis en place un conseil de coopération hebdomadaire afin d’améliorer le climat de classe, la communication entre les élèves et la gestion des conflits. La classe était composée de 27 élèves et présentait une dynamique très active, mais aussi conflictuelle : plusieurs élèves avaient de la difficulté à s’écouter, les plaintes étaient fréquentes et certains élèves prenaient beaucoup de place alors que d’autres restaient en retrait.
À la suite de ces constats, j’ai instauré le conseil de coopération comme un espace démocratique où les élèves pouvaient s’exprimer, être entendus et participer à la recherche de solutions aux problèmes du quotidien.
Durant les deux premières semaines, j’ai pris le temps de présenter et d’expliciter le fonctionnement du conseil. Les règles de base ont été enseignées et affichées en classe : un élève parle à la fois, on écoute sans interrompre, les propos doivent être respectueux et les décisions sont prises par consensus ou par vote. Les élèves ont également commencé à déposer des idées, des félicitations et des irritants dans les enveloppes prévues à cet effet. Cette phase préparatoire a permis de créer un climat de sécurité et de donner un sens clair à la démarche.
Par la suite, trois conseils de coopération ont été tenus, généralement le jeudi ou le vendredi. Lors de chaque rencontre, les élèves discutaient de situations vécues en classe, proposaient des solutions et votaient lorsque nécessaire. Ce fonctionnement a permis de structurer la parole et d’éviter que certains élèves monopolisent les échanges.
Progressivement, j’ai observé une amélioration de la qualité des interactions. Les élèves ont commencé à mieux attendre leur tour, à écouter les autres et à formuler leurs propos de façon plus respectueuse. Plusieurs conflits qui auraient auparavant dégénéré ont été abordés calmement lors du conseil, ce qui a permis de trouver des solutions acceptées par le groupe. Les élèves se sont montrés de plus en plus engagés dans le processus, notamment en proposant eux-mêmes des règles ou des ajustements pour améliorer le climat de classe.
Les élèves plus timides, qui au départ hésitaient à prendre la parole, ont graduellement commencé à s’exprimer, notamment grâce au cadre sécurisant et au fait que chacun avait un temps de parole reconnu. Le conseil a aussi contribué à développer leur capacité à nommer leurs émotions, à expliquer leur point de vue et à écouter celui des autres.
Tout au long du projet, j’ai tenu des grilles dans lesquelles je notais le nombre d’interactions de chaque élève ainsi que le nombre d’avertissement qu’ils recevaient lorsqu’ils ne respectaient pas les règles du conseil. Cela m’a permis de constater une évolution positive dans la gestion de la parole, le respect des règles et l’engagement des élèves au fil des rencontres.
Malgré certaines difficultés, comme le besoin fréquent de rappeler les règles au début et la gestion du temps, le conseil de coopération s’est révélé être un outil très pertinent. Il a favorisé un climat plus calme, plus respectueux et plus coopératif. Ce projet m’a aussi permis, en tant que stagiaire, de développer mes compétences en gestion de classe et en animation de discussions de groupe.
En somme, la mise en place du conseil de coopération a contribué à créer une classe plus démocratique, où les élèves se sentent écoutés, impliqués et responsables du bien-être collectif.
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