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Mon stage 4 a eu lieu dans une classe flexible avec des 4e année. Mon enseignante associée et moi avions basé le fonctionnement de la classe sur des niveaux d’autonomie qui varient selon des « privilèges » et des opportunités. En effet, un élève qui est au niveau d’autonomie 4 aura plus de liberté qu’un élève au niveau d’autonomie 1, comme aller aux toilettes sans le demander ou aller faire une marche dans le corridor pour se dégourdir. Dès le début de l’année, nous avons expliqué aux élèves qu’être à un niveau d’autonomie plus bas n’est pas une conséquence négative, mais plutôt un besoin pour assurer leurs apprentissages et leur développement. Les élèves pouvaient se promener dans les niveaux d’autonomie selon les choix qu’ils faisaient et les capacités qu’ils démontraient. Par exemple, choisir une bonne place qui leur permet d’apprendre et écouter attentivement, écouter les consignes, etc. Cependant, au courant de mon stage, j’ai remarqué que les niveaux d’autonomie des élèves de ma classe variaient grandement. De plus, plusieurs élèves avaient des besoins spécifiques qui demandaient un support comme l’utilisation d’un outil technologique, un nouveau diagnostic de diabète et un soutien en francisation. Le tout m’amenait à intervenir constamment malgré l’apprentissage des comportements attendus et de mes attentes. C’est pour cette raison que dans le cadre de mon projet d’intervention en contexte, j’ai décidé de me pencher sur le besoin d’autonomie de mes élèves, ou plus précisément, comment l’autoévaluation permet aux élèves de développer leur autonomie?

D’abord, j’ai enseigné explicitement l’autoévaluation aux élèves de la classe. Ensuite, je demandais aux élèves de s’autoévaluer une fois par jour selon les 6 mêmes critères (attention, consignes, délais, efforts, stratégies et compréhension) dans le cadre de diverses activités. À chaque fois, je leur remettais une grille qui avait le comportement attendu selon les critères. Les élèves devaient encercler le bonhomme sourire selon où ils se situaient. De plus, j’affichais au tableau les comportements observables d’un critère à la fois tout en les accompagnant. Graduellement, les élèves étaient de plus en plus honnêtes envers eux-mêmes. 

Après les autoévaluations, je ramassais les papiers pour ensuite écrire un commentaire ou une question à chaque élève en lien avec celles-ci. Le lendemain, je les redistribuais aux élèves et ils pouvaient ainsi me répondre comme un courriel ou un texto, ce qui rendait le tout plus intéressant pour eux. 

Je crois qu’il aurait été favorable pour mon projet de le commencer plus tôt dans mon stage et ainsi observer un plus grand cheminement. Cependant, je crois qu’il a quand même été bénéfique pour les élèves de ma classe ainsi que mon rôle en tant qu’enseignant. En effet, les élèves s’amélioraient grandement dans l’exécution des autoévaluations et étaient capables de reconnaître les comportements qui venaient déranger parfois leurs apprentissages. J’ai recueilli les autoévaluations des élèves, des grilles avec des couleurs qui montrent le cheminement de l’autonomie de chaque élève.

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Cohorte