Jan
16
2026
- Contexte de classe :
- Dans ma classe de stage de première année, j’ai soulevé plusieurs difficultés que les élèves avaient en lien avec les fonctions exécutives. Par exemple, plusieurs parlaient sans lever leur main et sans attendre leur tour de parole (impulsivité/inhibition), ils n’étaient pas autonomes dans la réalisation de travaux lorsqu’il y avait plus d’une étape (mémoire de travail), ils avaient de la difficulté à se mettre à la place de l’autre (flexibilité cognitive) et à planifier les étapes des travaux qu’ils devaient effectuer (planification).
- Je me suis donc demandé s’il était possible d’enseigner aux élèves, de manière adéquate pour leur âge, ce que sont les fonctions exécutives. Je voulais les mettre de l’avant dans la classe le plus possible afin de noter s’il était possible de voir une amélioration chez les élèves.
- Étapes :
- Pour commencer, afin que les élèves comprennent le travail que je voulais faire, j’ai commencé par leur expliquer ce que sont les différentes fonctions exécutives.
- Par la suite, lorsqu’il y avait des temps libres, entre deux activités, j’ai amené les élèves à jouer à des jeux qui leur permettaient, sans le savoir, de travailler leurs fonctions exécutives. Par exemple, nous avons joué à Ni oui ni non pour travailler l’inhibition, à Je m’en vais à l’épicerie et je mets dans mon panier… pour travailler la mémoire de travail, etc.
- Enfin, j’ai planifié des ateliers rotatifs pendant lesquels les élèves étaient amenés à faire le travail demandé en lien avec les fonctions exécutives. Il y avait cinq ateliers que les élèves allaient réaliser à un moment ou à un autre au fil des semaines (jeu de mémoire, jeu de devinettes, jeu Serpents et échelles, histoire à compléter en équipe et dessin à compléter).
- Tout au long de ces activités, je prenais des notes dans des grilles d’observation afin d’avoir des traces de l’évolution des élèves. J’utilisais majoritairement un code de couleur afin de rendre mon observation plus efficace.
- Résultat :
- Les résultats de mon projet d’intervention en contexte (PIC) sont flous puisque j’ai dû arrêter la mise en place des ateliers. En effet, ceux-ci créaient trop de conflits entre les élèves. À la place, j’ai décidé de réaliser les ateliers en grand groupe à la place d’en sous-groupe afin de garder un environnement propice aux apprentissages. La gestion de classe était plus facile ainsi.
- En bref, je me suis rendu compte que la fonction exécutive avec laquelle les élèves avaient plus de facilité était celle de la flexibilité cognitive. Ils ont tous complété un dessin sans difficulté, sans que la trace initiale sur le papier les dérange. La fonction exécutive avec laquelle les élèves continuaient d’avoir des difficultés était l’inhibition. Pour ce qui est de la planification et de la mémoire de travail, je les ai beaucoup guidés et j’utilisais le plus souvent possible des dessins pour les aider à se repérer dans les travaux à réaliser.
Cohorte