Mon contexte de stage :
Mon projet d’intervention a été réalisé lors de mon stage 4 dans une classe de 2e année composée de 19 élèves, dont trois présentaient des besoins particuliers nécessitant davantage de soutien individuel. Ces élèves avaient besoin de rappels fréquents et de réexplications des consignes en raison de difficultés liées à l’attention, à la concentration ou à l’organisation. Ils pouvaient parfois adopter des comportements dérangeants, opposants ou impulsifs.
La gestion de ces situations exigeait donc un accompagnement individuel soutenu de la part de l’enseignante, ce qui mobilisait une part importante de son temps et réduisait sa disponibilité pour le reste du groupe. Par ailleurs, plusieurs élèves manifestaient un manque d’autonomie dans l’exécution des tâches, ce qui se traduisait par une sollicitation constante de l’enseignante pour des besoins mineurs, tels que des rappels fréquents des routines, des questions évidentes (« Quelle page ? » ou « Qu’est-ce qu’on fait lorsqu’on a terminé ? ») dont les réponses étaient pourtant affichées au tableau ou dans le plan de travail, une difficulté à s’autoréguler et à se référer à leurs outils ou à leurs pairs avant de solliciter l’adulte, ainsi que des difficultés à gérer des tâches simples (ex. : ranger son travail, déposer un message dans le bon panier, trouver son matériel). De plus, lors des situations d’écriture, certains élèves attendaient également que l’adulte fournisse la réponse pour écrire un mot sans se référer spontanément à leurs outils. Ainsi, les habiletés sociales étaient parfois difficiles.
L’objectif de mon projet a été d’amener les élèves à devenir plus autonomes dans la réalisation de leurs tâches quotidiennes afin de libérer du temps pour intervenir auprès des élèves nécessitant un soutien individuel.
Interventions menées :
Afin de développer l’autonomie et l’autorégulation des élèves, j’ai mis en place une échelle d’autonomie visant à guider les élèves dans une démarche d’autorégulation et de prise d’initiative avant de solliciter l’adulte. Cette échelle comportait quatre niveaux, qui ont tous été enseignés de façon explicite. Les élèves ont ainsi été amenés à réfléchir par eux-mêmes, à se référer à leurs outils, à leurs repères visuels et à leurs camarades avant de demander l’aide de l’enseignante.
J’ai également valorisé davantage les repères visuels et le plan de travail déjà en place. Des stratégies ont été enseignées explicitement afin d’apprendre aux élèves à formuler une demande d’aide appropriée, à offrir une aide adéquate à un camarade et à savoir quand et comment demander l’aide de l’enseignante, notamment lorsque celle-ci était occupée. Finalement, une autoévaluation hebdomadaire de l’autonomie ainsi qu’une grille d’observation ont été utilisées afin de soutenir le développement de la métacognition et de rendre visible la progression des élèves.
Résultats :
Les élèves étaient motivés à développer leur autonomie et comprenaient l’importance de celle-ci. Une augmentation de l’entraide entre pairs ainsi qu’une diminution des sollicitations envers l’enseignante ont été constatées. Toutefois, une période d’implantation plus longue aurait permis d’observer des progrès plus marqués chez l’ensemble des élèves, puisque certains demeuraient peu autonomes. Commencer le projet plus tôt dans le stage aurait donc favorisé un cheminement plus approfondi et une progression plus significative des élèves.
| Fichier attaché | Taille |
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| Grille d'observation.png | 95.47 Ko |
| Autonomie.png | 907.84 Ko |
| Evaluation.png | 237.33 Ko |