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Jan 28 2018

Mes observations:

J’avais observé en début de stage que la classe de 2e année dans laquelle j’évoluais était très intéressé par la lecture. Les enseignants insistaient pour développer le goût de la lecture chez les élèves du premier cycle par le biais de différentes activités comme la lecture interactive, la lecture guidée ou l’écoute de la lecture et cet objectif était présent dans le projet éducatif de l’école. J’avais aussi remarqué que les élèves aimaient beaucoup aller au laboratoire informatique, utiliser la tablette de la classe ainsi que leurs périodes d’arts plastiques. Leur intérêt envers ces différents aspects était en partie dû au fait qu’ils connaissaient déjà ces éléments et qu’ils n’étaient pas toujours sujet à évaluation tandis qu’en écriture nous conservions toujours des traces évaluatives de leur rédaction. J’avais constaté que les apprenants avaient de la difficulté à s’activer dans les tâches d’écriture, car la majorité du groupe était préoccupé par l’évaluation de cette compétence et n’osait pas prendre de risque en écriture. Cela était observable du fait que les élèves demandaient toujours à mon enseignante associée et moi l’orthographe des mots qu’ils n’écrivaient pas régulièrement. En plus de trouver difficile l’orthographe, les élèves avaient de la difficulté à créer des histoires par manque d’inspiration et par surcharge cognitive. En effet, les petits concentraient toute leur énergie sur l’orthographe ce qui ne laissait que très peu de place au développement des idées. Ainsi, nous devions offrir un soutien constant au groupe pour qu’il réussisse à écrire plus d’une phrase.

Réflexion vers la mise en œuvre du projet d’intervention :

Ayant déjà des moments d’écriture quotidiens dans la routine, soit l’écriture libre, j’avais pensé réaliser mon projet en lien avec cette routine quotidienne. Mais après mûres réflexions, j’ai préféré me servir de ce temps pour consolider auprès des élèves que l’écriture pouvait être aussi  motivante que la lecture. J’ai donc cru bon de développer un projet qui leur permettrait de prendre des risques en écriture. Je voulais éviter de restreindre les enfants à un sujet spécifique pour que ceux-ci manifestent un plus grand intérêt face à l’écrit et qu’ils laissent aller leur imagination comme certains arrivaient à le faire pendant la période d’écriture libre, un moment non évalué mais tout de même partager avec le groupe. Cependant, je devais tenir compte du manque d’inspiration qui était présent chez plusieurs d’entre eux et offrir un soutien partiel à ceux qui en avait besoin. J’ai donc offert une feuille d’inspiration à chaque apprenant comme je faisais pendant les périodes d’écriture libre ou j’écrivais une question au tableau ou encore que j’affichais une image sur le tableau numérique interactif. De plus, comme l’écoute de la lecture faisait partie de leur quotidien pendant les périodes d’ateliers, je me suis inspirée de ce moment pour leur faire créer leur propre livre interactif. Simplement le fait de leur annoncer que nous allions réaliser ce projet a illuminé plusieurs visages et inspiré plusieurs histoires chez les enfants. De cette façon, ils allaient pouvoir partager leur réalisation avec leurs pairs et leurs proches. Ce projet n’était donc plus perçu comme une évaluation par les élèves et ils se sont permis de faire des erreurs.

Nature des traces disponibles et faits saillants des traces collectées :

Le produit final est la trace majeure que j’ai de mon projet, c’est-à-dire une vidéo de la création des enfants qui comprend le récit, les illustrations ainsi que la narration de chaque élève. J’ai également le plan d’écriture, la rédaction avec les modifications apportées pour arriver au résultat final. J’ai également comme trace l’évolution des textes des élèves soit avant mon projet, le projet lui-même et les productions suivantes.

 

Ce qui fût possible de constater à travers mon projet et mes différentes interventions sont l’intérêt que les élèves ont manifesté. Lors de la planification et de la rédaction de leur récit, les élèves ont dû quitter pour aller à la récréation. Cependant, même après que la cloche fût sonnée, aucun élève n’avait quitté son pupitre pour aller s’habiller. J’ai dû leur promettre qu’ils allaient poursuivre après la récréation pour qu’ils aillent à l’extérieur. J’ai une élève qui m’a dit : « Je n’ai pas envie d’aller jouer dehors, j’aime trop ça écrire mon livre. Est-ce que je peux rester pendant la récréation pour continuer? » L’enfant était prête à manquer sa récréation pour continuer son écriture alors qu’à l’habitude elle ne manquait pas une minute de sa récréation. J’ai un autre enfant qui m’a surpris avec la longueur de son texte. Cet apprenant nécessitait souvent l’aide d’un adulte, mais lors de mon projet, il a composé son texte complètement seul et il était plus long qu’à l’habitude. Le point majeur que j’ai remarqué à la suite de mon projet est que lorsque les élèves ont écrit une lettre au Père Noël à la fin de mon stage, les élèves ont composé une lettre d’environ une page, soit d’une dizaine de phrases à l’intérieur d’une seule période alors qu’ils avaient réalisé à peu près la même chose en l’espace de trois périodes pour le cadre de mon projet de stage.

Cohorte