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J’ai effectué mon stage 4 dans une classe de première année. J’ai constaté plusieurs enjeux au niveau des émotions. Les élèves vivent beaucoup de conflits et ceux-ci escaladent rapidement en violence verbale ou physique. Cela avait un grand impact sur la qualité de l’enseignement et le temps accordé au développement de compétences académiques. C’est pourquoi dans le cadre de mon stage final, j’ai décidé d’aborder l’autonomie dans la gestion des émotions et dans la résolution de conflits. Je souhaitais prendre le temps de répondre à leur besoin de support en leur fournissant des outils pour parvenir à une certaine autonomie. 

Lors d’une autoévaluation faite en début de projet, 12 élèves sur 18 mentionnent ne pas toujours savoir nommer l’émotion qu’il ressente. De plus, plus de la moitié des élèves nomment avoir besoin de l’adulte pour résoudre leurs conflits. 

 

J’ai utilisé la littérature jeunesse à plusieurs reprises lors des 3 semaines pour aborder les émotions, la gestion des émotions et les conflits. Suite à la lecture des albums, nous avions des discussions pour transférer ce que nous venions de lire dans le contexte de la classe ou de l’école. J’ai présenté des outils visuels comme le thermomètre de la colère et l’échelle de résolution de conflit pour être en mesure de référer les élèves vers ces outils (rappels) au besoin. J’ai aussi créé de petites situations conflictuelles et les élèves devaient, en équipe, trouver des solutions pour résoudre le problème.

 

J’ai observé une amélioration au niveau de la gestion des émotions. Par contre, je crois qu’il était ambitieux de souhaiter avoir des résultats au niveau de la résolution de conflits, alors qu’ils éprouvaient de grandes difficultés avec leurs émotions. Pour certains élèves qui étaient rendus à cette étape, j’ai vu un peu plus d’autonomie en se référant à l’échelle de résolution de conflit. J’ai surtout constaté moins de violence lorsque les enfants vivaient de la colère. Nous avions implanté des stratégies simples et claires de retour au calme. Les élèves ont été en mesure de les utiliser majoritairement de manière autonome et parfois avec le soutien de l’adulte, ce qui est normal à leur âge. 

 

J’ai tenu un journal pour noter mes observations de manière ponctuelle lorsqu’un évènement s’est produit. Il est difficile d’obtenir des traces concrètes de la gestion des émotions des enfants. Par contre, je me suis noté lorsqu’un élève utilisait une stratégie pour se réguler de manière autonome. J’ai aussi recueilli les autoévaluations des élèves en début de PIC. 

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