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Lors de mon stage dans une classe du préscolaire, j’ai pu observer quelques défis rencontrés par l’ensemble de mon groupe classe. D’abord, j’ai remarqué que les élèves étaient très compétitifs et centrés sur eux-mêmes. Ils voulaient gagner et ils voulaient avoir raison en tout temps. Également, j’ai noté que la plupart d’entre eux avaient tendance à agacer les autres amis lorsqu’ils étaient assis à proximité de ceux-ci : ils les touchaient, les chatouillaient, leur donnaient de petits coups, etc. Cela devenait un problème puisque les amis s’en plaignent constamment en interrompant les activités de groupe. De plus, les élèves passaient beaucoup de temps à rapporter les comportements des autres plutôt que de se concentrer sur ce qu’ils avaient à faire. Finalement, j’ai remarqué que les élèves s’impliquaient particulièrement lors des activités à caractère scientifique. Ils semblaient beaucoup apprécier ce type d’activité.

 Dans le cadre de mon projet d’intervention en contexte, mon intention était donc de développer une meilleure cohésion de groupe dans la classe et de meilleures habiletés à coopérer chez mes élèves.  Ainsi, j’espérais les amener à s’ouvrir aux autres, à être moins compétitifs et à développer un lien plus fort avec l’ensemble du groupe classe. Je croyais  que de cette manière le climat de groupe serait plus agréable et que les élèves auraient moins tendance à agacer leurs pairs et à rapporter tous les comportements qu’ils observaient.

En effet, Le Programme de formation de l’école québécoise prescrit le développement des compétences à interagir de façon harmonieuse avec les autres et à affirmer sa personnalité au préscolaire. (MELS,2008) Or, la coopération à elle seule permet de développer ces deux compétences simultanément puisqu’en travaillant ensemble, les élèves doivent à la fois collaborer et résoudre leurs conflits en plus de développer leur estime personnelle et leur capacité à affirmer leurs opinions. (Rondeau, 2014)

Aussi, la coopération permet de développer une meilleure cohésion de groupe au sein d’une classe en améliorant le sentiment d’appartenance au groupe et en permettant de créer une réelle communauté d’apprentissage. (Rondeau, 2014)

Mon projet a donc pris la forme suivante : les élèves ont été amenés à réaliser plusieurs activités coopératives sur le thème de l’espace dans l’objectif final de construire ensemble un vaisseau spatial pouvant accueillir tous les élèves de la classe. Les activités visaient individuellement certaines habiletés coopératives alors que la réalisation finale permettait aux élèves de réinvestir l’ensemble de ces habiletés.

Les traces que j’ai collectées sont des observations individuelles de chaque enfant pour chacune des habiletés à développer. J’ai donc créé une grille d’observation qui me permettait de suivre la progression des élèves et de les accompagner en conséquence. J’ai également pris des observations plus exhaustives et plus précises dans un calepin afin d’avoir un portrait plus précis des habiletés coopératives de chaque élève.

Finalement,  je considère que mon projet a réellement permis aux élèves d’apprendre à coopérer. Ils ont eu du plaisir à réaliser les différentes activités et ils ont appris à travailler ensemble et à résoudre leurs conflits. Les interactions étaient de plus en plus riches au fil du projet et des liens plus forts se sont tissés entre les élèves. Bien sûr, il reste du travail à faire pour développer une cohésion de groupe encore plus forte, mais je considère que la progression des élèves est significative.

 

Bibliographie

MELS. (2008, Septembre). Programme de formation de l'école québécoise.

Rondeau, M. (2014). Coopérer à 5 ans. Revue préscolaire, 52(4), 30-32. Repéré à https://www.aepq.ca/wp-content/uploads/2011/04/AEPQ_Revue_v52n4.pdf

 

 

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Cohorte