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Fév 04 2019

description du PIC

  • Béatrice Richard

Contexte

J’ai réalisé mon stage dans un contexte de coenseignement. Par conséquent, j’avais 37 élèves qui devaient apprendre ensemble et interagir ensemble. Ces élèves avaient tous leurs propres défis et leurs propres forces. Ils avaient aussi tous une personnalité unique, ce qui pouvait parfois rendre l’ambiance plus difficile. En effet, le principal besoin de mes élèves, que j’avais dégagé suite à mes observations, était de travailler l’entraide et la collaboration pour améliorer le vivre ensemble.

En fait, j’avais remarqué que les élèves se disputaient régulièrement et certains d’entre eux pouvaient manquer de respect face à d’autres enfants plus différents dans la classe. Par exemple, les élèves se disputaient souvent. J’avais régulièrement des conflits à gérer, que ce soit parce que les enfants se faisaient mal ou parce qu’ils se disaient des insultes.

J’avais observé les élèves lors de différents moments. Lors de la récréation, les enfants jouaient beaucoup à des jeux de bagarres, ce qui entraînait plusieurs conflits. En effet, il est difficile pour eux de jouer à se battre sans réellement donner des coups et sans ressentir de l’agressivité. J’avais aussi observé les élèves lors de la collation et des jeux libres en classe. J’ai remarqué que les enfants ne voulaient pas jouer avec n’importe qui et qu’ils rejetaient parfois certains d’entre eux plus différents. Par exemple, un groupe de garçons ne voulait pas jouer avec un autre élève, car il prend beaucoup de place et laisse peu les autres s’exprimer.

 

interventions menées

J’avais donc décidé de dédier une semaine aux thèmes de l’entraide, de l’amitié, de la collaboration, des différences et du respect des autres. Suite à cette semaine, nous débutions un petit conseil de coopération qui se tenait à toutes les fins de journées. Durant cette semaine, je lisais plusieurs livres aux enfants sur les thématiques de l’entraide, du respect, de la collaboration, etc. Par, exemple, j’ai lu Dépareillées, As-tu rempli un seau aujourd’hui, Tyranono et Anatole. Suite à ces lectures, les élèves devaient répondre à des questions que je leur posais afin de les faire réfléchir. Par exemple, je leur demandais pourquoi penses-tu que ce personnage se sent triste?

J’ai aussi fait réaliser plusieurs petites activités sur mon thème.  J’ai présenté une technique d’impact aux enfants. À l’aide d’une feuille en forme de cœur, j’expliquais aux élèves les impacts de nos gestes de violence, autant physique que verbale, sur le cœur des gens. Je froissais le papier pour montrer aux enfants que les insultes abîment le cœur. Ensuite, je replaçais le cœur en expliquant que les excuses peuvent aider, mais que le cœur n’est tout de même pas comme avant. Il est toujours froissé. Je demandais ensuite aux élèves de dessiner ce qui les aidait à réchauffer leur cœur abîmé.

J’ai aussi fait travailler les élèves en équipe en les faisant jouer à des jeux de société collaboratifs. J’avais remarqué que dans les moments plus libres comme durant les jeux, les enfants avaient plus tendance à se disputer. Certaines équipes jouaient à Jenga, d’autre à mikado et d’autre à twister.

Finalement, vers la fin de la semaine, nous avons écrit une histoire en collaboration sous forme de dictée à l’adulte. Cette histoire devait présenter une situation de conflit qui se résout et qui termine bien. Les enfants devaient ensuite illustrer leur histoire en dessinant en équipe de deux. Malheureusement, j’avais manqué de temps pour cette  les illustrations, alors seulement une partie des élèves les ont fait sur une base volontaire.

Le conseil de coopération que j’ai mené a été effectué en rassemblement au tapis. Durant ce conseil, les enfants pouvaient nommer des situations d’entraide qu’ils avaient vécues et souligner les bons coups de certains enfants. Par exemple, un enfant pouvait souligner l’aide qu’il avait reçue d’un autre enfant qui l’aurait aidé à ramasser ses crayons tombés par terre. Ou alors, un enfant pouvait remercier un autre enfant pour avoir partagé des jouets avec lui. Cela permettait de nommer des situations et des actions qui favorisaient le vivre ensemble et de donner de bons exemples à tous les élèves. Cela avait aussi pour but de les motiver à effectuer plus d’actions qui aident les autres. Durant ce conseil, les enfants pouvaient également revenir sur certains problèmes ou conflits qui auraient pu survenir  durant la journée. Ainsi, les enfants pouvaient discuter de la façon dont le conflit aurait pu être évité et des résolutions et des solutions possibles face à ce genre de situation. Cela avait pour but d’éviter que de tels conflits se reproduisent ou alors de donner aux enfants plus d’outils pour régler leurs petits problèmes. Je crois également que ce genre de conseil aidait beaucoup les élèves à travailler en collaboration et à mettre en pratique les notions de respect abordé plus tôt. En effet, ils devaient respecter l’opinion des autres et les droits de parole. Je crois que le fait de partager leur vécu et leur sentiment face à certaines situations, ainsi que de trouver des solutions en groupe favorisait le sentiment d’appartenance à un groupe et le désir de collaborer.

 

résultats

Parmi toutes les interventions que j’ai réalisées, celles qui m’ont paru le plus bénéfiques, étaient ma technique d’impact et mes conseils de collaboration. En fait, la technique d’impact du cœur chiffonné a été réalisée au début du projet et est restée affichée dans la classe tout le long de ce dernier. Les enfants se référaient beaucoup à cette image pour arriver à exprimer leur ressenti. Pour ce qui est des conseils de collaboration, j’ai vraiment remarqué son efficacité. En effet, plus les jours avançaient et plus les élèves étaient en mesure de nommer des situations qui favorisent le vivre ensemble. Ils étaient tous très fiers de pouvoir partager avec les autres leurs bonnes actions, ce qui les poussait à en réaliser plusieurs. Aussi, ils arrivaient à trouver des solutions à des conflits par eux-mêmes, sans que je leur donne de suggestions. Souvent, les conflits qui étaient partagés lors des conseils n’avaient même pas été rapportés durant la journée, ce qui signifie que les enfants les avaient bel et bien réglés seuls.

 

traces disponibles

  • Histoire collaborative :

../Downloads/Il-était-une-fois.docx

 

Documents
Fichier attaché Taille
conseil_de_cooperation.mp4 35.55 Mo
Cohorte